Clips / Jaffna – Roots (2021)

Le clip de Jaffna, « Roots », est publié en octobre 2021.
Production : Jaffna
Direction : Pauline Bricout

La rencontre avec Jaffna a débuté par l’animation du titre « Oslo ». La demande initiale tenait en une phrase simple mais évocatrice : « Dessine-moi un homme », faisant écho à la célèbre réplique « Dessine-moi un mouton » du Petit Prince de Saint-Exupéry. De cette requête poétique naissent deux personnages, versions illustrées et stylisées de Bravin et Stan, les deux membres du duo Jaffna. Ces avatars graphiques deviennent les héros d’une aventure visuelle singulière.

L’histoire de « Roots » s’inscrit naturellement dans la continuité de cette première collaboration réussie. Elle met en scène deux personnages complémentaires qui entament des voyages parallèles oniriques et enchanteurs, contaminant progressivement le monde de leur poésie visuelle. Au fil de leur périple, ces deux entités traversent des paysages tantôt familiers, tantôt étranges, laissant derrière elles une traînée de beauté et d’émotion. Dans un final éblouissant et symbolique, ces deux figures convergeront pour fusionner et ne former qu’un seul être unifié : Jaffna dans son essence complète.

Le duo explique son approche créative sur « Roots » : « Nous avons créé un morceau énergique, au rythme soutenu, avec des touches de percussions tribales en arrière-plan. Nous étions motivés à tenter quelque chose de différent et inspirés à avancer dans cette nouvelle direction musicale. » Cette volonté d’exploration sonore trouve son parfait écho dans le traitement visuel imaginé par Pauline Bricout.

Comme l’a souligné le blog anglais The PlayGround, « la vidéo constitue l’accompagnement visuel idéal du morceau ‘Roots’. C’est un voyage émotionnel suivant deux personnages qui traversent diverses situations surréalistes, pour finalement se rejoindre et devenir un Jaffna allégorique. » Cette fusion finale symbolise l’unité créative du duo, la complémentarité de ses deux membres qui ne font qu’un dans leur art.

C’est finalement la journaliste Émilie Rabenjamina, dans les pages du magazine Beaux Arts, qui offrira la description la plus poétique et juste du travail de Pauline Bricout sur « Roots ». En intitulant son article de manière évocatrice, elle saisit l’essence même de cette œuvre : la réalisatrice inscrit ses sujets de prédilection tels que le conditionnement face à la liberté, la dualité entre contrainte et émancipation. Son travail propose un subtil mélange de poésie et de passion, une alchimie visuelle qui ne manque pas de faire chavirer le spectateur, le transportant dans un univers où rêve et réalité se confondent harmonieusement. »