Le clip Nous aussi 2 s’ouvre sur un décor faussement paisible : un intérieur kitsch tapissé de rideaux à fleurs, ciel peint aux fenêtres, où l’un des frères, vêtu d’un pull arc-en-ciel, partage une partie de cartes avec une vieille dame. Cette scène domestique, presque carte postale, pose d’emblée le ton du film : un univers pop, saturé de couleurs, où le décor se révèle vite comme un théâtre de carton, un espace mental plus qu’un lieu réel. Le carton-titre s’inscrit dans ce salon bleu, signalant un clip entièrement construit comme une suite de tableaux, chaque plan changeant de fond, de costume, de symbole.

Très vite, l’imagerie bascule dans le surréalisme et le collage. Sur fond jaune éclatant, l’argent pleut, s’amoncelle en montagnes qu’on déplace à la brouette ou à la pelle ; un personnage se vautre dans un cercle de billets, un autre flotte dans un hamac sur fond violet, comme suspendu hors du temps. Nous aussi 2 enchaîne les pastiches : la moto et les panneaux Route 66 pour l’Amérique fantasmée, la marinière et la tour Eiffel pour le cliché français, la toge de remise de diplôme, le mariachi et ses cactus. Chaque vignette épingle un stéréotype, un rôle imposé, et joue du conditionnement : des mains surgissent du hors-champ brandissant des pancartes « NO », des chaises basculent, le lit se renverse dans le ciel, comme si le réel refusait de tenir en place.

Le motif du confinement traverse tout Nous aussi 2 — photo d’identité judiciaire, salle de garde à vue, chaise piégée — mais il se heurte sans cesse à une pulsion de liberté et de mouvement : les corps dansent, se dédoublent en bras multiples, se débattent contre les décors. Le surnaturel s’invite par petites touches, tourbillons lumineux et lévitations, brouillant la frontière entre le possible et l’absurde.

Le clip Nous aussi 2 culmine dans un finale lumineux où BigFlo & Oli évoluent autour de lettres géantes en trois dimensions formant le titre, fusionnant le mot et le corps, le message et le jeu. L’ensemble compose un manifeste visuel jubilatoire et ironique, où l’autodérision se déguise en feu d’artifice chromatique. L’image épouse l’énergie du morceau : un défilé de masques que l’on enfile et que l’on arrache, pour mieux affirmer, derrière le carnaval, une voix bien à soi.

The clip Nous aussi 2 opens on a deceptively peaceful set: a kitsch interior lined with floral curtains, painted sky in the windows, where one of the brothers, in a rainbow sweater, plays a hand of cards with an old lady. This domestic, almost postcard-like scene immediately sets the tone of the film: a pop world, saturated with colour, in which the décor quickly reveals itself to be a cardboard theatre, a mental space rather than a real place. The title card appears within this blue living room, signalling a clip built entirely as a series of tableaux, each shot changing background, costume and symbol.

Very soon the imagery tips into the surreal and the collage. Against a blazing yellow backdrop, money rains down, piling into mountains shifted by wheelbarrow or shovel; one figure sprawls in a circle of banknotes, another floats in a hammock on a violet ground, as if suspended outside time. Nous aussi 2 strings together pastiches: the motorbike and Route 66 signs for a fantasised America, the striped sailor shirt and the Eiffel Tower for the French cliché, the graduation gown, the mariachi with his cacti. Each vignette pins down a stereotype, an imposed role, and plays on conditioning: hands burst in from off-frame brandishing « NO » placards, chairs topple, the bed overturns into the sky, as though reality refused to stay in place.

The motif of confinement runs through Nous aussi 2 — a police mugshot, a holding cell, a booby-trapped chair — but it constantly collides with an impulse toward freedom and movement: bodies dance, split into multiple arms, struggle against the sets. The supernatural slips in through small touches, swirls of light and levitations, blurring the line between the possible and the absurd.

Nous aussi 2 culminates in a luminous finale where BigFlo & Oli move around giant three-dimensional letters spelling the title, fusing word and body, message and play. The whole composes a jubilant, ironic visual manifesto, in which self-mockery disguises itself as a chromatic firework display. The image marries the energy of the track: a parade of masks slipped on and torn off, the better to assert, behind the carnival, a voice entirely one’s own.

Le clip de BigFlo & Oli – Nous aussi 2 (2018) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 8 juin 2026. Il a été mis à jour le 13 juillet 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec BigFlo & Oli.