Le clip de Cancre, « Je veux voler », est publié en janvier 2026.
Production : Cancre
Direction : Pauline Bricout

C’est l’histoire d’un groupe animé par une tension permanente entre l’instant et l’infini, un désir d’élévation qui dépasse le cadre de la scène pour toucher quelque chose de plus vaste, presque métaphysique. C’est l’histoire d’un trio qui avance porté par la foule, absorbant son souffle collectif, s’en nourrissant jusqu’à la transe. À chaque concert, cette énergie brute agit comme un moteur, un déclencheur, permettant au groupe de se détacher du sol, de s’arracher à la pesanteur du réel. Cette communion n’a rien d’artificiel : elle se forge dans l’obscurité des salles saturées, dans la chaleur des corps rapprochés, dans ces regards échangés qui scellent un pacte silencieux entre artistes et spectateurs.

Le temps du morceau « Je veux voler » devient alors une matière malléable. Quelques minutes s’étirent, se dilatent, semblent contenir des heures d’intensité vécue. Dans cet espace suspendu, le groupe de rock trouve enfin l’élan nécessaire pour accomplir son désir profond : s’envoler, ne serait-ce qu’un instant, et effleurer cette idée d’éternité qu’il poursuit. La composition, traversée par une touche de sonorités électroniques, accentue cette sensation de flottement. Les synthétiseurs dessinent des nappes aériennes qui contrastent avec la rugosité des guitares, créant une architecture sonore à la fois fragile et puissante.

Chaque membre du trio s’élève individuellement, tout en restant lié aux autres, dans un mouvement commun vers la lumière. Une lumière symbolique, presque abstraite, qui incarne l’espoir, cet espoir que l’on devine au bout du tunnel, fragile mais tenace. Ce n’est pas la promesse d’un salut garanti, mais plutôt la conviction qu’il existe quelque chose au-delà de l’horizon immédiat.

Le clip réalisé par Pauline Bricout, « Je veux voler » accompagne cette trajectoire intérieure par des fragments de vie alternés, construisant un récit en mosaïque où chaque pièce révèle une facette différente de cette aspiration. Les images des coulisses dévoilent l’attente, la concentration, les gestes répétés avant le moment décisif. On y perçoit la vulnérabilité des musiciens avant qu’ils n’endossent leur armure scénique, ces minutes où le doute côtoie l’excitation.

La déambulation dans une ville portuaire introduit un espace ouvert, mouvant, entre terre et mer, propice à l’évasion. Les quais déserts, les grues immobiles, les reflets tremblants sur l’eau composent un décor de transition, un sas entre deux états. Les sessions live, quant à elles, captent la fusion entre le groupe et son public, cet instant où les frontières s’estompent. La caméra saisit les visages transfigurés, les bras levés, cette métamorphose collective qui transforme une salle de concert en cathédrale laïque.

Entre balance sonore, trajet vers la salle de concert, moments de détente et errances nocturnes sur les toits, chaque séquence participe à cette quête d’échappée. « Je veux voler », ce sont ces interstices, ces instants en marge, qui offrent aux musiciens la possibilité de s’extraire du quotidien et de s’envoler. La routine des soundchecks, avec ses ajustements techniques et ses notes répétées, devient un rituel préparatoire. Les trajets en van, fenêtres entrouvertes sur des paysages qui défilent, incarnent le nomadisme choisi de ceux qui refusent l’ancrage.

Les sauts deviennent alors des gestes symboliques, chargés d’une signification qui dépasse leur apparente simplicité : sauter dans la foule, abandon total au collectif, confiance aveugle en ces inconnus qui vous rattrapent ; sauter du toit d’un immeuble, défier le vide, flirter avec la limite entre courage et inconscience ; sauter dans une piscine, immersion libératrice, retour à un élément primordial qui lave et régénère. Autant d’images d’une même course vers un lendemain meilleur, où l’élan, plus que la destination, constitue déjà une victoire.

Cette obsession du saut, du franchissement, traverse toute l’esthétique du morceau « Je Veux Voler » et de son accompagnement visuel. Elle traduit une philosophie de l’existence où le mouvement prime sur l’immobilité, où l’audace l’emporte sur la prudence. Le groupe ne promet pas d’arriver quelque part, mais affirme la nécessité du départ, de l’envol, même imparfait, même éphémère. Dans cette perspective, chaque concert devient un acte de résistance contre la gravité du quotidien, contre tout ce qui nous retient et nous alourdit.

[ClaudeAI] Cancre « Je veux voler »

Le désir d’envol qui ouvre et structure le morceau n’est pas présenté comme un rêve doux — c’est une urgence. (Je veux) Voler pour ne jamais mourir, ne jamais partir : les deux sont liés, la mort et le départ sont la même chose, et s’envoler est la seule façon d’y échapper. S’enivrer pour ne plus avoir pied dit que la perte de contrôle n’est pas un danger mais un objectif — se laisser déborder par quelque chose de plus grand que soi, perdre l’équilibre volontairement pour trouver une autre forme de stabilité. Toujours tourner pour ne pas regretter complète le tableau : le mouvement perpétuel comme antidote au regret, l’idée que tant qu’on tourne on n’a pas le temps de regarder en arrière.

Le refrain introduit une tension plus complexe dans « Je veux voler ». Les signes sont aperçus — la lucidité est là, le regard qui voit les limites, les alertes — mais les mirages sont acceptés quand même. Ce n’est pas de la naïveté, c’est un choix conscient : savoir que l’illusion en est une et la choisir malgré tout parce qu’elle est nécessaire. La piste où l’on dansait, perdue quelque part au bout d’un chemin qu’on cherche à retrouver, est le point fixe autour duquel tourne toute la chanson — un souvenir d’état de grâce qu’on veut retrouver sans savoir exactement par où passer.

Le dernier mouvement de « Je Veux Voler » bascule vers quelque chose de plus radical. (Je Veux) Voler les yeux dans les nuages, se laisser consumer par le vent — la métaphore de l’envol devient ici celle de la disparition totale. Embrasser sans plus dire un mot, mourir pour s’envoler pour toujours : la mort n’est plus ce qu’on fuit, elle devient la condition de l’envol définitif. C’est le paradoxe central du morceau, résolu dans ses dernières lignes — pour vraiment voler, il faut accepter de ne plus revenir. L’acceptation finale des mirages referme la boucle : on savait depuis le début que c’était une illusion, et on y va quand même, les yeux ouverts.

Paroles de Cancre – « Je veux voler » via LyricFind

Le clip de Cancre – Je veux voler (2026) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 11 janvier 2026. Il a été mis à jour le 6 mars 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec Pauline Bricout.

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