Le clip de This Is Shit, « Paraldéhyde », est publié en septembre 2020.
Production : This Is Shit
Direction : Pauline Bricout
Pour ce premier clip du groupe electroclash/electrorock This Is Shit intitulé « Paraldehyde », la réalisatrice Pauline Bricout a fait le choix audacieux d’utiliser une caméra en mode FPV (acronyme anglais de First Person View, une technique qui permet d’immerger totalement le spectateur dans l’action, comme s’il était le protagoniste d’un jeu vidéo). Cette approche subjective crée une expérience visuelle particulièrement intense et déstabilisante.
Entre science-fiction dystopique, horreur psychologique et burlesque grinçant, le clip de Paraldéhyde nous entraîne dans une visite cauchemardesque d’un asile d’aliénés, d’un service gériatrique délabré, ou peut-être simplement dans les méandres torturés d’un esprit malade. L’univers dépeint est certes sombre, obscur et profondément mystérieux, mais il est traversé et constamment muté par une électronique aliénante qui pourrait bien émaner d’une conscience dérangée.
Les visages apparaissent comme des masques caricaturaux aux traits exagérés, greffés sur des corps aux proportions démesurées et inquiétantes. Les personnages semblent amorphes, dépourvus de substance, frappés par intermittence de mouvements épileptiques saccadés qui trahissent leur nature artificielle ou altérée. On croise des octogénaires arborant des sourires hystériques figés dans une joie démente, des religieuses folles et déjantées qui ont perdu toute retenue.
Des psychiatres tout aussi dérangés que leurs patients évoluent dans un décor néo-rétro inquiétant, pratiquant vraisemblablement des expériences scientifiques aussi glauques qu’inavouables. Les bâtiments abandonnés côtoient des néons clignotants et agressifs, le tout baignant dans une atmosphère gris bleuté ponctué de reflets rouges acidulés qui créent une ambiance oppressante.
À cela s’ajoutent des images volontairement distordues, des ombres démesurément longues et menaçantes, des coupes frénétiques qui malmènent la perception, des lumières stroboscopiques aveuglantes et des aberrations chromatiques délibérées qui déforment la réalité visible. Chaque élément visuel contribue à créer un malaise grandissant chez le spectateur.
Comme le souligne avec justesse le webzine spécialisé Dans Ta Face B, le clip de « Paraldéhyde » est à la hauteur de l’uppercut cérébral que l’on reçoit à l’écoute du morceau. C’est un véritable compendium de tout ce qui peut être sombre et sordide, un catalogue exhaustif de l’inquiétant et du malsain qui, paradoxalement, finit par exercer une fascination irrésistible. Malgré son caractère dérangeant et son atmosphère oppressante, ou peut-être justement à cause de cela, cette œuvre visuelle parvient à captiver et à séduire par son audace esthétique et sa cohérence artistique troublante.
[ChatGPT] This Is Shit « Paraldéhyde »
Le paraldéhyde est un composé chimique de formule C₆H₁₂O₃ obtenu par polymérisation de l’acétaldéhyde. Il s’agit d’un liquide incolore à légèrement jaunâtre, à odeur piquante caractéristique, dont la température d’ébullition est d’environ 125 °C. Il est modérément soluble dans l’eau mais très soluble dans l’alcool. Sur le plan structural, il correspond au trimère cyclique de l’acétaldéhyde, formant un cycle comportant alternativement des atomes de carbone et d’oxygène. Un composé apparenté est le métaldéhyde, qui est le tétramère de l’acétaldéhyde.
La production industrielle du paraldéhyde se fait par polymérisation de l’acétaldéhyde en présence d’une faible quantité d’acide sulfurique. Le mélange est ensuite neutralisé avec du carbonate de calcium puis purifié par distillation fractionnée.
Dans l’industrie chimique, le paraldéhyde est utilisé comme solvant pour les graisses, huiles, cires, résines et certains caoutchoucs. Il sert également d’intermédiaire dans diverses synthèses organiques, notamment pour la fabrication de produits utilisés dans l’industrie du caoutchouc. Il peut aussi remplacer l’acétaldéhyde dans certaines applications.
Sur le plan médical, le paraldéhyde a été introduit en 1882 par le médecin italien Vincenzo Cervello. Il agit comme dépresseur du système nerveux central, avec des effets sédatifs, hypnotiques et anticonvulsivants. Pendant longtemps, il a été utilisé pour traiter l’insomnie, calmer l’agitation des patients en psychiatrie, faciliter le sommeil chez les personnes atteintes de delirium tremens et contrôler certaines crises d’épilepsie. Jusqu’aux années 1960, il était considéré comme l’un des somnifères relativement sûrs en milieu hospitalier.
Aujourd’hui, son usage médical est devenu rare, car il a été largement remplacé par des médicaments plus récents, notamment les benzodiazépines. Il peut néanmoins encore être utilisé dans certains traitements de l’épilepsie, notamment parce qu’il n’altère pas significativement la respiration aux doses thérapeutiques.
Le paraldéhyde peut être administré par voie orale, rectale ou injectable. Cependant, certaines voies d’administration présentent des inconvénients importants : les injections intramusculaires peuvent être douloureuses et entraîner des lésions locales, tandis que l’administration orale provoque une sensation de brûlure et peut irriter l’estomac. Environ 30 % du produit est éliminé par les poumons, ce qui provoque une odeur caractéristique dans l’haleine.
Sur le plan chimique et pratique, le paraldéhyde peut se dégrader à l’air et sous l’effet de la chaleur, en se colorant et en libérant de l’acétaldéhyde avec une odeur d’acide acétique. Il réagit également avec de nombreux plastiques et caoutchoucs, ce qui impose des précautions lors de sa manipulation ou de son stockage. Il s’agit enfin d’un liquide inflammable présentant des risques d’incendie.
Le clip de This Is Shit – Paraldéhyde (2020) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 17 janvier 2026. Il a été mis à jour le 6 mars 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec Pauline Bricout.