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Vald - Ce monde est cruel
Vald - Ce monde est cruel
  1. Poches pleines
  2. NQNTMQMQMB (feat. Suikon Blaz AD)
  3. Journal perso II
  4. Ce monde est cruel
  5. Pensionman
  6. Ma star
  7. Ignorant
  8. Halloween
  9. Dernier retrait (feat. SCH)
  10. Keskivonfer
  11. Pourquoi
  12. J’pourrai
  13. No Friends
  14. ASB (feat. Maes)
  15. Royal Bacon
  16. Rappel

Sorti le 11 octobre 2019 sous le label Mezoued Records / Suther Kane Films, en licence exclusive avec Millenium / Capitol Music France, Ce monde est cruel est le troisième album studio de Valentin Le Du, alias Vald, et son huitième projet musical. Produit principalement par Seezy — qui signe quatorze des seize productions —, à l’exception de « Pourquoi » co-produit par Bellagio, Ponko et Tchami, et de « Rappel » produit par Zeg P, l’album de seize titres accueille trois featurings : Suikon Blaz AD sur « NQNTMQMQMB », SCH sur « Dernier retrait » et Maes sur « ASB ». Disponible en quatre éditions collector incluant chacune un titre bonus exclusif (« Casimir », « Doli », « Persuadé », « Gringo envoie un mess »), l’album constitue le virage le plus engagé et politiquement affirmé de la discographie de Vald à ce stade.

La majorité de l’album Ce monde est cruel est écrite et enregistrée dans le home studio de Vald et de son ingénieur du son Sirius. Vald effectue également un séjour à Miami pour travailler avec Tchami, membre du collectif Pardon My French, qui co-produit « Pourquoi ». La promotion du projet tranche avec les méthodes des deux albums précédents : fini les sessions en villa à Los Angeles ou les coups de troll viraux — Vald fait passer l’album dans des pays où il ne vend habituellement aucun disque, comme le Japon ou les États-Unis, en y apposant des affiches de la pochette dans des espaces publics, ironisant lui-même en conférence de presse sur les « budgets marketing ». Le single « Journal perso II » sort le 27 septembre 2019 comme premier extrait. Les featurings de Ce monde est cruel sont maintenus secrets jusqu’à la veille de la sortie — la révélation de SCH et Maes, tous deux proches de l’univers de Booba (Booba avait publié une story cryptique affirmant avoir « piraté l’album »), est l’un des moments de teasing les plus commentés de la promotion. Après Ce monde est cruel, Vald annonce la création de son propre label, Echelon Music, signant ainsi la fin de son contrat avec Universal.

Ce monde est cruel marque un tournant dans l’écriture de Vald : l’humour absurde et la provocation gratuite, marques de fabrique d’Agartha, cèdent davantage de place à une réflexion sur le capitalisme, l’argent comme outil d’esclavage moderne et la quête de liberté individuelle face au système. Vald lui-même confie à Society avoir voulu « se la jouer Public Enemy ». L’album dénonce l’omnipotence de l’argent dans la société, la déshumanisation du marché du travail, les illusions de la réussite (« l’argent et le sexe ça fait tout, j’ai les deux et pourtant ça fait rien »), le rapport conflictuel à la notoriété et la tentation de l’isolement. Les productions de Seezy, bien que variées, sont plus sombres et plus denses que celles de XEU. Le flow de Vald se déploie avec une maîtrise technique plus visible, alternant registres autotunés, voix nue et phrasés hachés. Les deux featurings les plus remarqués — « Dernier retrait » avec SCH, certifié or, et « ASB » avec Maes — sont des rencontres entre rappeurs issus de sphères distinctes du rap français, notées pour leur densité lyrique.

L’album Ce monde est cruel entre numéro un du classement des albums français dès sa première semaine, avec un démarrage proche du disque d’or, et se classe également numéro un en Belgique francophone et troisième en Suisse. Il est finalement certifié double disque de platine. La réception critique est plus nuancée que pour XEU : Télérama salue la dimension politique comme un « grand album politique » ; Charts in France relève la volonté d’être pris plus au sérieux sans se départir du second degré ; Libération (Olivier Lamm) décrit l’album comme celui d’un artiste qui se cherche, parfois se trahit, mais arrive à se renouveler par endroits. Une partie du public et de la presse spécialisée note un manque de variété par rapport à XEU, quand d’autres saluent la maturité nouvelle du propos.

Released on October 11, 2019, through Mezoued Records / Suther Kane Films under exclusive licence to Millenium / Capitol Music France, Ce monde est cruel is the third studio album by Valentin Le Du, known as Vald, and his eighth musical project overall. Produced primarily by Seezy — who signs fourteen of the sixteen tracks — with « Pourquoi » co-produced by Bellagio, Ponko, and Tchami, and « Rappel » produced by Zeg P, the sixteen-song album features three guest appearances: Suikon Blaz AD on « NQNTMQMQMB, » SCH on « Dernier retrait, » and Maes on « ASB. » Released in four collector editions, each including an exclusive bonus track (« Casimir, » « Doli, » « Persuadé, » « Gringo envoie un mess »), the album represents the most politically engaged turn in Vald’s discography to that point.

Most of the album Ce monde est cruel was written and recorded in Vald’s home studio, with engineer Sirius. Vald also made a trip to Miami to work with Tchami, a member of the collective Pardon My French, who co-produced « Pourquoi. » The promotional approach was markedly different from the two previous albums: rather than Los Angeles villa sessions or viral stunts, Vald plastered the album artwork in public spaces in countries where he sells no records — Japan and the United States — and publicly mocked his own marketing budget at a press conference. The single « Journal perso II » was released on September 27, 2019 as the lead teaser. The guest features for Ce monde est cruel were kept secret until the night before release — the revelation of SCH and Maes, both connected to Booba’s orbit (Booba had posted a cryptic story claiming to have « hacked the album »), was one of the most discussed teasing moments of the rollout. Following Ce monde est cruel, Vald announced the creation of his own label, Echelon Music, ending his contract with Universal.

Ce monde est cruel marks a turn in Vald’s writing: the absurdist humour and gratuitous provocation that characterised Agartha give more room to reflection on capitalism, money as a tool of modern slavery, and the search for individual freedom from the system. Vald himself told Society magazine he wanted to « pull a Public Enemy. » The album attacks the omnipotence of money, the dehumanisation of wage labour, the illusions of success (« money and sex fix everything, I’ve got both and yet it does nothing »), the conflicted relationship to fame, and the temptation of withdrawal. Seezy’s productions, while varied, are darker and denser than on XEU. Vald’s flow demonstrates more overt technical mastery, alternating between autotuned passages, bare voice, and staccato phrasing. The two most discussed features — « Dernier retrait » with SCH (certified gold) and « ASB » with Maes — are noted as encounters between rappers from distinct corners of French rap, praised for their lyrical density.

The album Ce monde est cruel debuted at number one on the French Albums Chart in its first week, close to gold certification on opening, and also topped the French-speaking Belgian chart and reached number three in Switzerland. It was eventually certified double platinum. Critical reception was more mixed than for XEU: Télérama hailed the political dimension as a « grand political album »; Charts in France noted the ambition to be taken more seriously without abandoning irony; Libération’s Olivier Lamm described it as the album of an artist searching, occasionally betraying himself, but managing to renew himself in places. A segment of the specialist press and public noted a lack of variety compared to XEU, while others praised the new maturity of the writing.

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