Le clip de Deadi, « Brazil », est publié en février 2023.
Direction : Kamel Gondry
Production : Herman Shank

Un an avant son second album, Deadi sort Brazil. Un son fleurant bon les souvenirs d’une époque révolue, une ambiance fin des années 80 / début 90, sur une instru de Herman Shank. Au travers d’une référence signée Darty et un titre rappelant Terry Jones, Dylan le dit lui-même : “La vie c’est pas du cinéma. Te dis jamais qu’il y aura d’autres plans”.

Comme dirait “môman”, il s’annonce flex – “l’efficacité d’un T78 et l’élasticité d’Dhalsim” – et absolument pas vex’. Deadi est chez lui partout, il est rentré dans le rap comme on rentre chez Darty. Il nous partage son processus d’écriture, fait de d’écrits “comme 4 moi qu’aurait passé 4 mois / À gratter chaque nuit”. Et quand il est l’heure d’aller se coucher, lui, en bon insomniaque qu’il est, invite “le créateur de l’expression dormir comme un bébé (à aller) niquer sa reum / devant Jacquie tout en remerciant Michel”. On dit merci qui ?

N’oublions pas non plus une magnifique référence cinématographique sur la bête Alien. “Je rêve d’aller où personne t’entend crier / Que Ridley encaisse une balayette de Ripley”. Plein de sagesse, jeux de mots, multisyllabique et kickeur de ouf ? Un Deadi comme on l’aime.

Paroles de Deadi « Brazil »

(Intro)
Wow, qu’-qu’-qu’-qu’-qu’est-ce qu’il s’passe ?

(Refrain)
J’suis d’l’époque des balayettes d’Hakim, des baffes de Monzer et d’Brazil
J’ai l’efficacité d’un T78 et l’élasticité d’Dhalsim
J’suis au moins aussi égaré qu’vous, comptez pas sur moi pour vous payer l’parking
J’rentre dans l’pe-ra’ comme chez Darty, un son d’Herman et c’est r’parti
J’suis d’l’époque des balayettes d’Hakim, des baffes de Monzer et d’Brazil
J’ai l’efficacité d’un T78 et l’élasticité d’Dhalsim
J’suis au moins aussi égaré qu’vous, comptez pas sur moi pour vous payer l’parking
J’rentre dans l’pe-ra’ comme chez Darty, un son d’Hеrman et c’est r’parti

(Pont)
J’écris comme quatrе moi qu’auraient passé quatre mois à gratter chaque nuit
(Grand)
J’écris comme quatre moi qu’auraient passé quatre mois à gratter chaque nuit
Puis rentre dans l’pe-ra’ comme chez Darty, un son d’Herman et c’est r’…

(Couplet 1)
Participer n’a plus aucune importance, tout peut s’arrêter n’importe quand, la vie, c’est pas du cinéma
Te dis jamais qu’y aura d’autres plans, j’rappe comme transplanter puis l’pe-ra’ comme j’plante, et la prod’ prend cher
Non seulement, j’en suis pas mais j’ai pas votre temps, j’suis d’ceux qui font ça comme personne et aussi comme tant
Toujours profondément plongé dans mon délire à la Ghostland
(Grand) Plutôt passer l’aprem’ à cavaler après Nero et Snow
(C’est des Jack Russell)
Paumer plus d’une heure et demi pour finir sur un zéro-zéro
Wow, qu’-qu’-qu’-qu’-qu’est-ce qu’il s’passe ?

(Refrain)
J’suis d’l’époque des balayettes d’Hakim, des baffes de Monzer et d’Brazil
J’ai l’efficacité d’un T78 et l’élasticité d’Dhalsim
J’suis au moins aussi égaré qu’vous, comptez pas sur moi pour vous payer l’parking
J’rentre dans l’pe-ra’ comme chez Darty, un son d’Herman et c’est r’parti
J’suis d’l’époque des balayettes d’Hakim, des baffes de Monzer et d’Brazil
J’ai l’efficacité d’un T78 et l’élasticité d’Dhalsim
J’suis au moins aussi égaré qu’vous, comptez pas sur moi pour vous payer l’parking
J’rentre dans l’pe-ra’ comme chez Darty, un son d’Herman et c’est r’parti

(Couplet 2)
Rien à branler des pros comme des antis fêtes, ma rime leur fait l’effet d’un viol en direct
La peuf’ qu’on m’dépanne disparaît en vitesse, la meuf de mes nuits fait soixante centimètres
La preuve, j’ai tellement plus la moindre idée d’l’heure qu’il est qu’il est plus que l’heure d’espérer qu’il est pas l’heure
Et qu’le créateur de l’expression « dormir comme un bébé » aille niquer sa reum’
Devant Jacquie tout en r’merciant Michel, quitte à c’qu’après ça elle soit plus vraiment bipède
Et qu’d’ici neuf mois il doive élever son p’tit frère, bref, que quelqu’un fasse en sorte qu’il paye,

J’rêve d’aller où personne t’entend crier, que Ridley encaisse une balayette de Ripley
Faire leaker la sextape d’Anakin et Mickey, mes idées noires ont laissé place à des idées space
(Hey, han) Majeur aux majeurs en l’air et vaccinés
Flow à près d’soixante-dix-huit pourcents shité, j’suis toujours dedans et pas seulement quand j’m’y mets
L’ciel pourrait s’écrouler que j’sourirais d’même, ouais
Wow, qu’-qu’-qu’-qu’-qu’est-ce qu’il s’passe ?

(Refrain)
J’suis d’l’époque des balayettes d’Hakim, des baffes de Monzer et d’Brazil
J’ai l’efficacité d’un T78 et l’élasticité d’Dhalsim
J’suis au moins aussi égaré qu’vous, comptez pas sur moi pour vous payer l’parking
J’rentre dans l’pe-ra’ comme chez Darty, un son d’Herman et c’est r’parti
J’suis d’l’époque des balayettes d’Hakim, des baffes de Monzer et d’Brazil
J’ai l’efficacité d’un T78 et l’élasticité d’Dhalsim
J’suis au moins aussi égaré qu’vous, comptez pas sur moi pour vous payer l’parking
J’rentre dans l’pe-ra’ comme chez Darty, un son d’Herman et c’est r’parti

(Outro)
J’crois qu’il nous a échappé, Jack…
Un son d’Herman et c’est r’parti
J’en ai peur, oui, monsieur Helpmann… Il nous a quittés…

Paroles de « Brazil » via Genius