Aphex Twin dévoile « Windowlicker » le 22 mars 1999 chez Warp Records, en single accompagné d’un clip signé Chris Cunningham, qui avait déjà réalisé « Come to Daddy » deux ans plus tôt pour le même artiste. Le clip Aphex Twin — Windowlicker s’ouvre comme un pastiche affectueux et grinçant des codes du hip-hop américain haut de gamme de la fin des années 1990 : deux jeunes hommes de Los Angeles, au volant d’une Mazda Miata, draguent lourdement deux femmes sur le trottoir avant de se faire percuter par une limousine interminable, longue de trente-huit vitres. De cette limousine émerge Richard D. James lui-même, grimé et « pimpé », qui entame une chorégraphie sous un parapluie frappé du logo Aphex Twin pour séduire les deux femmes. Le tournage a mobilisé le studio d’effets visuels Glassworks London, dont le travail de morphing transforme peu à peu les visages des figurantes en celui du musicien, dans une suite de fondus numériques alors spectaculaires pour l’époque.

Le found footage de Windowlicker bascule ensuite vers une plage de Santa Monica, où James danse entouré d’une troupe de femmes toutes dotées de son visage, sur fond de champagne et de leis hawaïens offerts aux deux prétendants médusés. Le climax du clip, resté dans les mémoires, montre une danseuse qui se retourne pour révéler un visage difforme et cauchemardesque, esquisse que l’artiste suisse H. R. Giger reprendra plus tard sous le titre « The Windowlickers ». Nommé au Brit Award de la meilleure vidéo britannique en 2000, le clip cristallise la collaboration entre Cunningham et James, alors associés au sein du courant des réalisateurs de clips « auteurs » de la fin des années 1990, aux côtés de Spike Jonze ou Michel Gondry, qui traitaient les vidéos de labels indépendants comme des courts-métrages à part entière. Le morceau lui-même, décrit comme un R&B électronique désaxé, restera l’un des titres les plus populaires du catalogue Warp Records, et le clip l’un des objets les plus commentés de l’histoire du genre.

Aphex Twin released « Windowlicker » on 22 March 1999 through Warp Records, as a single accompanied by a video directed by Chris Cunningham, who had already made « Come to Daddy » for the artist two years earlier. The video for Aphex Twin’s Windowlicker opens as an affectionate, biting pastiche of glossy late-1990s American hip-hop video codes: two young men in Los Angeles, driving a Mazda Miata, crudely hit on two women on the sidewalk before being rear-ended by an impossibly long limousine, thirty-eight windows in length. Out of it steps Richard D. James himself, styled and « pimped out, » launching into a dance routine under an umbrella bearing the Aphex Twin logo to seduce the two women. The shoot involved the visual effects studio Glassworks London, whose morphing work gradually transforms the extras’ faces into the musician’s own, in a series of digital dissolves that were considered spectacular at the time.

The found footage of Windowlicker then shifts to a Santa Monica beach, where James dances surrounded by a troupe of women all wearing his face, amid champagne and Hawaiian leis handed to the two bewildered suitors. The video’s best-remembered moment shows a dancer turning around to reveal a grotesque, nightmarish face, a sketch later reworked by Swiss artist H. R. Giger under the title « The Windowlickers. » Nominated for Best British Video at the 2000 Brit Awards, the video crystallises the Cunningham-James partnership, part of the late-1990s wave of « auteur » music video directors alongside Spike Jonze or Michel Gondry, who treated independent-label videos as short films in their own right. The track itself, often described as skewed electronic R&B, remains one of the most popular titles in the Warp Records catalogue, and the video one of the most discussed objects in the genre’s history.

Le clip de Aphex Twin – Windowlicker (1999) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 21 juillet 2026. Il a été mis à jour le 16 juillet 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec .