Le clip « TouTes Des PuTes » de GiedRé accompagne le titre du même nom, extrait de l’album Mon premier album avec d’autres instruments que juste la guitare, sorti le 20 janvier 2014 sous le label Le Rat des Villes. La vidéo elle-même a été mise en ligne dès octobre 2013, présentée alors comme un extrait de l’album à paraître. Aucune source consultée ne permet d’identifier avec certitude le réalisateur de ce clip ; cette information reste donc non vérifiée à ce stade.
Le dispositif visuel choisi pour TouTes Des PuTes tient dans un contraste assumé entre sobriété et outrance. GiedRé y apparaît filmée en gros plan et en noir et blanc, seule face caméra, sur un fond neutre et texturé qui ne laisse aucune place au décor. Cette économie de moyens, presque frontale, rappelle le format de la performance scénique brute, celle d’une chanteuse qui joue sa chanson sans artifice technique. Mais cette sobriété du cadre entre en collision avec ce qu’elle contient : au fil des couplets, des dessins volontairement naïfs, tracés comme au feutre, viennent s’incruster à l’image, littéralisant avec un humour cru les images convoquées par le texte. Le trait est volontairement grossier, presque enfantin, dans une esthétique de collage fait main qui tranche avec la rigueur du cadrage photographique.
Cette tension entre rigueur formelle et grivoiserie graphique est la clé de lecture du clip. Elle prolonge à l’image le geste de la chanson elle-même : un texte qui déroule, avec une fausse candeur, un inventaire de clichés sexistes pour mieux en révéler l’absurdité par accumulation et par litote. Le noir et blanc, loin d’être un simple choix esthétique, installe une distance clinique, presque documentaire, qui accentue le décalage comique des dessins surgissant en incrustation. Rien ici ne cherche l’onirisme ou la fuite : c’est au contraire un dispositif frontal, presque pamphlétaire, qui mise sur la confrontation directe entre le visage chantant de GiedRé et l’inventaire graphique de ce qu’elle dénonce.
Ce parti pris s’inscrit dans la manière dont GiedRé construit alors son image d’artiste autoproduite, refusant les circuits classiques de l’industrie musicale au profit d’objets bricolés, tournés avec des moyens visiblement modestes. Toutes des putes en est un exemple representatif : un clip qui, par son minimalisme assumé et son usage du dessin comme arme comique, fait de la rusticité formelle un vecteur d’efficacité satirique plutôt qu’une contrainte.
The music video for GiedRé’s « TouTes Des PuTes » accompanies the track of the same name, taken from the album Mon premier album avec d’autres instruments que juste la guitare, released on January 20, 2014 on the Le Rat des Villes label. The video itself was uploaded as early as October 2013, presented at the time as a preview of the forthcoming album. None of the sources consulted allow for a reliable identification of the video’s director; this information therefore remains unverified at this stage.
The visual approach behind TouTes Des PuTes rests on a deliberate contrast between austerity and excess. GiedRé is shown in close-up, in black and white, alone facing the camera against a neutral, textured backdrop that leaves no room for any set. This near-frontal minimalism recalls the format of raw stage performance, that of a singer delivering her song without technical embellishment. Yet this restraint in framing collides with what it contains: as the verses unfold, deliberately naive drawings, sketched as if with a felt-tip pen, are overlaid onto the image, taking the crude imagery of the lyrics literally and with dark humor. The linework is intentionally rough, almost childlike, in a handmade collage aesthetic that clashes with the rigor of the photographic framing.
This tension between formal rigor and graphic bawdiness is the key to reading the video. It extends onto the screen the same gesture as the song itself: a text that unfurls, with mock innocence, an inventory of sexist clichés, only to expose their absurdity through accumulation and understatement. The black and white, far from being a mere aesthetic choice, creates a clinical, almost documentary distance that sharpens the comic disconnect of the drawings appearing as overlays. Nothing here seeks the dreamlike or an escape into fantasy: on the contrary, this is a frontal, almost pamphlet-like device, betting on the direct confrontation between GiedRé’s singing face and the graphic inventory of what she denounces.
This choice fits into how GiedRé was then shaping her image as a self-produced artist, rejecting the traditional channels of the music industry in favor of homemade, visibly low-budget productions. Toutes des putes is a representative example: a video whose deliberate minimalism and use of drawing as a comic weapon turn formal rusticity into a vector of satirical efficiency rather than a constraint.
Le clip de Giedré – Toutes des putes (2013) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 4 août 2026. Il a été mis à jour le 31 juillet 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec .