Dimitri from Paris - Sacrebleu (1996)
Dimitri from Paris - Sacrebleu (1996)
  1. Prologue
  2. Sacre Francais
  3. Monsieur Dimitri Joue Du Stylophone
  4. Nothing to Lose
  5. Un Termede
  6. Reveries (edit)
  7. Attente Musicale
  8. Dirty Larry
  9. Free Ton Style
  10. Un Terlude
  11. Une Very Stylish Fille
  12. Un Woman’s Paradis
  13. Back in the Daze
  14. Le Moogy Reggae
  15. Encore Un Terlude
  16. Un World Mysteriouse
  17. Par Un Chemin Different
  18. Nothing to Lose (Lounge Instrumentale)
  19. Epilogue / Souvenirs de Paris

Sacrebleu est le premier album studio du producteur français Dimitri from Paris, sorti le 11 juin 1996 sur le label parisien Yellow Productions, avant une diffusion internationale via Atlantic Records en Amérique du Nord et EastWest Records en Europe et au Japon. L’album mêle lounge, house, jazz et bossa nova dans une relecture ludique de l’image stéréotypée du Parisien des années 1950 à 1970. Porté par le single Dirty Larry puis par le titre Sacre Francais, Sacrebleu s’est imposé comme l’un des disques fondateurs de la scène French Touch naissante.

Sacrebleu naît du projet de Dimitri from Paris, de son vrai nom Yerasimos, de restituer en musique une certaine idée fantasmée de Paris entre les années 1950 et 1970. Dans un entretien accordé au magazine britannique Muzik en 1996, l’artiste présente l’album comme un jeu sur les clichés attachés aux Parisiens, qu’il compare à une version musicale de l’inspecteur Clouseau ou de Pépé le Putois. Produit et assemblé par Dimitri from Paris lui-même, l’album repose sur un important travail d’échantillonnage puisant dans le jazz, la bossa nova, les bandes originales de films et la musique lounge des décennies précédentes, entrecoupé d’interludes parlés et de collages sonores. Il est publié le 11 juin 1996 par Yellow Productions en France, avant une sortie nord-américaine chez Atlantic Records et une diffusion européenne et japonaise via EastWest Records, sous des tracklists légèrement différentes selon les territoires. Le titre Dirty Larry en est le premier single extrait, suivi par Sacre Francais, qui contribue largement à la notoriété de l’album.

Sacrebleu se présente comme un collage éclectique mêlant lounge, downtempo, house organique, jazz, bossa nova et éléments hip-hop, construit à partir d’un vaste travail de sampling. Les morceaux alternent pistes plus dansantes, comme Dirty Larry ou Free Ton Style, et interludes courts, parlés ou musicaux (Prologue, Un Termede, Attente Musicale, Un Terlude), qui donnent à l’ensemble une dimension de bande sonore continue plutôt que de succession de titres autonomes. Le morceau Sacre Francais assemble notamment des voix et instrumentaux empruntés à des enregistrements français et internationaux des années 1960, dont des extraits vocaux de la chanteuse Gillian Hills. D’autres titres, comme Nothing to Lose ou Un World Mysteriouse, empruntent à une esthétique cinématographique et légère, quand Le Moogy Reggae assume un croisement improbable entre reggae, house et lounge. L’ensemble est unifié par une production soignée et un sens de la mélodie qui, selon plusieurs commentateurs, permettent à des combinaisons stylistiques très hétérogènes de tenir ensemble sur la durée de l’album.

À sa sortie, Sacrebleu bénéficie d’un accueil critique largement favorable dans la presse anglo-saxonne. Le magazine britannique Mixmag le désigne album de l’année 1996. Dans Entertainment Weekly, le critique Will Hermes décrit un disque à l’image d’un fromage français, déroutant par moments mais réjouissant lorsqu’il fonctionne pleinement. Le site AllMusic le qualifie rétrospectivement de collection légère, redevable à plusieurs styles évoquant l’Europe du milieu du XXe siècle, et le présente comme un album particulièrement plaisant à écouter. L’album est également commenté à sa sortie par des titres comme Q, Rolling Stone, Select et Spin. Sur le plan commercial, Sacrebleu s’écoule à environ 300 000 exemplaires dans le monde, un résultat notable pour un disque électronique indépendant de l’époque. Il reste aujourd’hui considéré comme l’un des albums fondateurs de la scène French Touch, référencé pour son usage précurseur du sampling et de l’esthétique lounge, bien que sa disponibilité restreinte sur les plateformes de streaming ait limité sa visibilité auprès des publics plus récents.

Sacrebleu is the debut studio album by French producer Dimitri from Paris, released on 11 June 1996 on the Paris-based label Yellow Productions, before an international rollout through Atlantic Records in North America and EastWest Records in Europe and Japan. The album blends lounge, house, jazz and bossa nova into a playful take on the stereotyped image of the Parisian across the 1950s to 1970s. Carried by the single Dirty Larry and then by the track Sacre Francais, Sacrebleu established itself as one of the founding records of the emerging French Touch scene.

Sacrebleu grew out of a project by Dimitri from Paris, born Yerasimos, to translate a fantasized idea of Paris between the 1950s and 1970s into music. In a 1996 interview with the British magazine Muzik, the artist described the album as a play on stereotypes attached to Parisians, comparing it to a musical version of Inspector Clouseau or Pepé Le Pew. Produced and assembled entirely by Dimitri from Paris, the album relies on extensive sampling drawn from jazz, bossa nova, film soundtracks and lounge music of earlier decades, interspersed with spoken interludes and sound collages. It was released on 11 June 1996 by Yellow Productions in France, followed by a North American release on Atlantic Records and a European and Japanese release via EastWest Records, with slightly different tracklists depending on the territory. Dirty Larry was the first single taken from the album, followed by Sacre Francais, which contributed significantly to the record’s visibility.

Sacrebleu presents itself as an eclectic collage blending lounge, downtempo, organic house, jazz, bossa nova and hip-hop elements, built from extensive sampling work. The tracks alternate between more dancefloor-oriented pieces, such as Dirty Larry or Free Ton Style, and short spoken or musical interludes (Prologue, Un Termede, Attente Musicale, Un Terlude), which give the album the feel of a continuous soundtrack rather than a sequence of standalone songs. The track Sacre Francais notably assembles vocals and instrumentals borrowed from French and international recordings of the 1960s, including vocal excerpts from singer Gillian Hills. Other tracks, such as Nothing to Lose or Un World Mysteriouse, draw on a light, cinematic aesthetic, while Le Moogy Reggae commits to an unlikely crossover between reggae, house and lounge. The whole is held together by polished production and a melodic sensibility that, according to several commentators, allows very heterogeneous stylistic combinations to cohere across the length of the album.

On release, Sacrebleu received largely favorable critical coverage in the English-language press. The British magazine Mixmag named it Album of the Year for 1996. In Entertainment Weekly, critic Will Hermes described a record that, like French cheese, can smell odd at times but is marvelous when it works. AllMusic later described it as a breezy collection indebted to a variety of styles reminiscent of mid-20th-century Europe, and praised it as an immensely enjoyable album. The record was also reviewed on release by outlets including Q, Rolling Stone, Select and Spin. Commercially, Sacrebleu sold around 300,000 copies worldwide, a notable result for an independent electronic release at the time. It remains regarded today as one of the founding albums of the French Touch scene, noted for its early use of sampling and lounge aesthetics, though its limited availability on streaming platforms has reduced its visibility among more recent audiences.

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