L'Impératrice - Tako Tsubo (covert art Ugo Bienvenu)
L'Impératrice - Tako Tsubo (covert art Ugo Bienvenu)
  1. Anomalie bleu
  2. Fou
  3. Hécatombe
  4. Submarine
  5. L’équilibriste
  6. Off to the Side
  7. Peur de filles
  8. Souffle au coeur
  9. Tako Tsubo
  10. Vodoo?
  11. Digital Sunset
  12. Tombée pour la scène
  13. Tant d’amour perdu

Disponible sur :

Acheter sur Amazon
Tako Tsubo est le deuxième album studio de L’Impératrice, sextette parisien fondé par le claviériste Charles de Boisseguin, paru le 26 mars 2021 sur le label indépendant microqlima. Après le succès de Matahari (2018), le groupe revient avec un disque consacré aux multiples visages du cœur brisé, ancré dans un électro-funk solaire aux teintes disco et synthpop. La pochette, signée par l’illustrateur français Ugo Bienvenu, réinterprète le mythe grec des Moires dans un registre science-fictif hérité de Moebius, conférant à l’album une identité visuelle immédiatement reconnaissable. En quarante-huit minutes, L’Impératrice tisse un univers pop alternatif entre groove irrésistible et mélancolie lumineuse. La composition de Tako Tsubo débute à Tanger, se poursuit dans la campagne normande, puis est interrompue par la pandémie de Covid-19 qui stoppe net la tournée mondiale du groupe, à quelques semaines de leur passage au festival Coachella. Ce contexte de confinement devient paradoxalement un espace de création : enregistré en studio — contrairement à Matahari, capté en conditions live — l’album affiche une production plus travaillée, plus texturée, avec une attention particulière portée aux arrangements de synthétiseurs, aux batteries acoustiques et aux dynamiques sonores. La production est assurée conjointement par le groupe lui-même, par Renaud Letang (connu pour ses collaborations avec Feist et Jarvis Cocker) et par Neal Pogue, dont le portfolio comprend TLC et Tyler, The Creator ; le mixage est confié à Mike Bozzi, collaborateur de Kendrick Lamar et Childish Gambino. Plusieurs titres sont co-écrits avec Fils Cara, notamment Hématome. La pochette naît d’une commande inédite : c’est la première fois que L’Impératrice confie la conception d’une couverture entière à un artiste externe. Briefé sur le concept de l’album, Ugo Bienvenu développe librement le mythe des Moires — trois divinités grecques maîtresses du destin — en figures futuristes, croisant la bande dessinée indépendante française et l’esthétique manga japonaise. L’univers sonore de Tako Tsubo s’articule autour d’un socle électro-funk aux inflexions disco 1980 et french touch contemporaine, enrichi de textures synthpop et de couleurs californiennes dues à la production de Neal Pogue. La voix de Flore Benguigui, veloutée et précise, alterne entre chuchotements habités et élans expressifs, en français et en anglais, conférant à l’ensemble une dualité linguistique assumée. Les compositions varient entre tubes dansants — Peur des filles, Voodoo?, L’équilibriste — et plages plus atmosphériques comme Submarine ou Digital Sunset. Les structures se brisent délibérément d’un morceau à l’autre, en écho à la rupture évoquée par le titre : pas de continuité narrative, mais des vagues d’ambiances qui surgissent sans prévenir. Thématiquement, l’album explore les ambivalences de l’amour contemporain — les relations médiatisées par les écrans (Hématome), les normes sociales étouffantes (Fou), le sexisme de l’industrie musicale (L’équilibriste) — avec une légèreté pop qui tempère le propos sans le dissoudre. L’esthétique visuelle prolonge cet équilibre : la pochette d’Ugo Bienvenu convoque Roy Lichtenstein et Moebius via des personnages mi-choristes mi-cyborgs, aux robes solennelles et lunettes de ski dorées, figure mythologique réinventée en icône rétro-futuriste. Tako Tsubo est accueilli favorablement par la presse spécialisée française et internationale, qui salue la maturité de l’écriture et la maîtrise de la production. Des médias tels que Rock’n’Fool, La Distillerie Musicale ou Le Canal Auditif soulignent la cohérence thématique de l’album et sa capacité à conjuguer exigence artistique et accessibilité pop. Les singles Peur des filles et Hématome circulent largement, portés par des clips à l’esthétique de film d’horreur volontairement décalée. La version étendue Tako Tsubo (Extended), comprenant six titres supplémentaires, paraît en octobre 2021. Une tournée mondiale est associée à l’album : après des reports imposés par la pandémie, L’Impératrice se produit au Zénith de Paris le 28 mars 2022, puis enchaîne des dates en Europe et en Amérique du Nord, dont le MTelus de Montréal en avril 2022. La pochette d’Ugo Bienvenu est relayée et commentée dans la presse musicale et culturelle, le site officiel dédié à l’album — primé par Communication Arts — ayant été conçu en prolongement direct de son univers graphique. Sur Discogs, l’album atteint une note moyenne de 4,64/5 sur plus de 450 évaluations, ce qui en fait l’une des sorties francophones les mieux notées de l’année 2021.
Tako Tsubo is the second studio album by L’Impératrice, the Parisian six-piece founded by keyboardist Charles de Boisseguin, released on March 26, 2021 on the independent label microqlima. Following the success of Matahari (2018), the band returned with a record dedicated to the many faces of heartbreak, rooted in a sun-drenched electro-funk sound with disco and synthpop hues. The cover artwork, created by French illustrator Ugo Bienvenu, reimagines the Greek myth of the Moirai (the Fates) through a science-fiction lens indebted to the late cartoonist Moebius, giving the album an immediately distinctive visual identity. Over forty-eight minutes, L’Impératrice weaves a world of alternative pop balanced between irresistible groove and luminous melancholy. The composition of Tako Tsubo began in Tangier, continued in the Norman countryside, and was then interrupted by the Covid-19 pandemic, which abruptly halted the band’s world tour just weeks before their scheduled appearance at Coachella. This period of lockdown paradoxically became a creative catalyst: recorded entirely in the studio — unlike Matahari, which was captured in live conditions — the album displays a more elaborate, textured production, with particular attention paid to synthesizer arrangements, acoustic drum sounds and sonic dynamics. Production was handled jointly by the band, Renaud Letang (known for his work with Feist and Jarvis Cocker) and Neal Pogue, whose credits include TLC and Tyler, The Creator; mixing was entrusted to Mike Bozzi, a collaborator of Kendrick Lamar and Childish Gambino. Several tracks were co-written with Fils Cara, notably Hématome. The cover artwork arose from an unprecedented commission: it was the first time L’Impératrice had entrusted the full conception of an album sleeve to an outside artist. Briefed on the album’s concept, Ugo Bienvenu freely developed the myth of the Moirai — three Greek goddesses who controlled human destiny — into futuristic figures that merge French independent comics with Japanese manga aesthetics. The sonic world of Tako Tsubo is built on a foundation of electro-funk with 1980s disco and contemporary French touch inflections, enriched with synthpop textures and Californian colours derived from Neal Pogue’s production. Flore Benguigui’s velvety, precise voice moves between hushed, inhabited whispers and expressive surges, alternating between French and English in a deliberate bilingual duality. The compositions range from dancefloor-ready tracks — Peur des filles, Voodoo?, L’équilibriste — to more atmospheric pieces such as Submarine and Digital Sunset. Song structures deliberately fracture from track to track, echoing the rupture implied by the title: no narrative continuity, but waves of mood that arrive without warning. Thematically, the album explores the ambivalences of contemporary love — relationships mediated by screens (Hématome), suffocating social norms (Fou), sexism within the music industry (L’équilibriste) — with a pop lightness that tempers the subject matter without dissolving it. The visual aesthetic reinforces this balance: Ugo Bienvenu’s cover invokes Roy Lichtenstein and Moebius through characters that are part choir-singers, part cyborgs, clad in solemn robes and gold ski-goggle sunglasses, mythological figures reinvented as retro-futurist icons. Tako Tsubo was received warmly by the French and international specialist press, which praised the maturity of the songwriting and the command of the production. Media outlets such as Rock’n’Fool, La Distillerie Musicale and Le Canal Auditif highlighted the album’s thematic coherence and its ability to balance artistic ambition with pop accessibility. The singles Peur des filles and Hématome circulated widely, propelled by deliberately campy horror-film-style music videos. An extended edition, Tako Tsubo (Extended), featuring six additional tracks, was released in October 2021. An extensive world tour accompanied the album: after delays imposed by the pandemic, L’Impératrice performed at the Zénith de Paris on March 28, 2022, before going on to dates across Europe and North America, including the MTelus in Montreal in April 2022. Ugo Bienvenu’s cover was widely discussed in music and cultural media, and the dedicated album website — awarded by Communication Arts — was conceived as a direct visual extension of his graphic universe. On Discogs, the album holds an average rating of 4.64/5 from over 450 reviews, making it one of the highest-rated French-language releases of 2021.