Buena Vista Social Club - Buena Vista Social Club (1997)
Buena Vista Social Club - Buena Vista Social Club (1997)
  1. Chan Chan
  2. De Camino a la Vereda
  3. El Cuarto de Tula
  4. Pueblo Nuevo
  5. Dos Gardenias
  6. ¿Y Tú Qué Has Hecho?
  7. Veinte Años
  8. El Carretero
  9. Candela
  10. Amor de Loca Juventud
  11. Orgullecida
  12. Murmullo
  13. Buena Vista Social Club
  14. La Bayamesa

Buena Vista Social Club est l’unique album studio publié sous ce nom par l’ensemble de musiciens cubains réuni par le producteur britannique Nick Gold et le guitariste américain Ry Cooder. Enregistré en mars 1996 aux studios EGREM de La Havane, il paraît le 23 juin 1997 chez World Circuit à l’international, puis le 16 septembre 1997 aux États-Unis via Nonesuch Records. Porté par des figures vétéranes de la musique cubaine d’avant-révolution, le disque ravive le son, le boléro et le danzón dans un geste devenu emblématique de la redécouverte du répertoire havanais des années 1940-1950.

Le projet naît d’un concours de circonstances : invité à La Havane pour une session réunissant musiciens cubains et ouest-africains, Ry Cooder voit le volet malien du projet annulé faute de visas, et décide avec Nick Gold et le directeur musical Juan de Marcos González de consacrer l’enregistrement au son cubain traditionnel. Une vingtaine d’interprètes sont réunis, dont le pianiste Rubén González, le chanteur Ibrahim Ferrer, le guitariste et chanteur octogénaire Compay Segundo, le guitariste-chanteur Eliades Ochoa et la chanteuse Omara Portuondo. L’album, composé de quatorze titres, est bouclé en six jours dans les studios EGREM, dont l’équipement d’origine, datant des années 1950, contribue à la couleur sonore du disque. Le titre « Chan Chan », composé par Compay Segundo, ouvre l’album et devient sa pièce la plus identifiée ; certains morceaux enregistrés durant ces sessions, comme « Lágrimas negras », sont écartés à ce stade et publiés ultérieurement sur la compilation Lost and Found.

L’essentiel du répertoire puise dans la tradition de la trova et du filin, avec des sones, guajiras et boléros joués par de petits ensembles à cordes. Le disque alterne pièces rythmiques comme « El Cuarto de Tula », portée par un long passage de descarga improvisé, et boléros plus intimistes tels que « Dos Gardenias » ou « Veinte Años », seul titre chanté par Omara Portuondo. Deux danzones, « Pueblo Nuevo » et le morceau-titre « Buena Vista Social Club », complètent l’ensemble et mettent en valeur le jeu pianistique de Rubén González. Les prises sont enregistrées en direct, sans surdub, pour préserver la spontanéité des interprètes, dont les voix et instruments — guitare, tres, laúd, contrebasse, percussions — se répondent dans une économie de moyens assumée.

Salué unanimement par la critique dès sa sortie, l’album obtient en 1998 le Grammy Award du meilleur album traditionnel de musique tropicale latine. Il s’est vendu à plus de huit millions d’exemplaires dans le monde, ce qui en fait l’un des albums latins les plus vendus de tous les temps, et a été reconnu en 2022 par le Guinness World Records comme l’album de musique du monde le plus vendu. La même année, il rejoint le National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès américaine. Le succès du disque a conduit à une tournée limitée à Amsterdam et au Carnegie Hall de New York en 1998, immortalisée dans le documentaire de Wim Wenders sorti en 1999, et a relancé la carrière de plusieurs de ses interprètes, dont Ibrahim Ferrer et Omara Portuondo.

Buena Vista Social Club is the only standalone studio album released under that name by the ensemble of Cuban musicians assembled by British producer Nick Gold and American guitarist Ry Cooder. Recorded in March 1996 at Havana’s EGREM studios, it was released on June 23, 1997 by World Circuit internationally, followed by a US release through Nonesuch Records on September 16, 1997. Fronted by veteran figures from pre-revolutionary Cuban music, the record revives son, bolero and danzón in a project that came to define the rediscovery of Havana’s 1940s-50s repertoire.

The project came about by chance: invited to Havana for a session pairing Cuban and West African musicians, Ry Cooder saw the Malian side of the project fall through over visa issues, prompting him, Nick Gold and musical director Juan de Marcos González to dedicate the recording to traditional Cuban son instead. About twenty performers were brought together, including pianist Rubén González, singer Ibrahim Ferrer, octogenarian guitarist and singer Compay Segundo, guitarist and singer Eliades Ochoa, and vocalist Omara Portuondo. The fourteen-track album was completed in six days at EGREM Studios, whose 1950s-era equipment shaped the record’s sound. « Chan Chan, » written by Compay Segundo, opens the album and became its signature tune; some songs recorded during the same sessions, such as « Lágrimas negras, » were left off at the time and later released on the compilation Lost and Found.

Most of the repertoire draws on the trova and filin traditions, featuring sones, guajiras and boleros played by small string-led ensembles. The record moves between rhythmic pieces such as « El Cuarto de Tula, » built around an extended improvised descarga, and more intimate boleros like « Dos Gardenias » or « Veinte Años, » the only track sung by Omara Portuondo. Two danzones, « Pueblo Nuevo » and the title track « Buena Vista Social Club, » round out the album and showcase Rubén González’s piano playing. Tracks were recorded live with no overdubs to preserve the spontaneity of the performers, whose voices and instruments — guitar, tres, laúd, double bass, percussion — interweave with deliberate economy.

Universally praised by critics on release, the album won the 1998 Grammy Award for Best Traditional Tropical Latin Album. It has sold more than eight million copies worldwide, making it one of the best-selling Latin albums of all time, and was recognised in 2022 by Guinness World Records as the best-selling world music album. The same year, it was added to the Library of Congress’s National Recording Registry. The album’s success led to a limited tour in Amsterdam and at New York’s Carnegie Hall in 1998, captured in Wim Wenders’ 1999 documentary, and revived the careers of several of its performers, including Ibrahim Ferrer and Omara Portuondo.

Disponible sur :

Acheter sur AmazonAcheter sur Fnac