Interstella 5555 (Daft Punk & Matsumoto - 2003)
Interstella 5555 (Daft Punk & Matsumoto - 2003)

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Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem est un long métrage d’animation musical franco-japonais sorti en 2003, coécrit par le duo électronique français Daft Punk (Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo) avec Cédric Hervet, réalisé par Kazuhisa Takenouchi et supervisé visuellement par le maître du manga Leiji Matsumoto. Conçu comme le pendant visuel intégral de l’album Discovery, ce space-opera sans dialogue suit l’enlèvement d’un groupe de musiciens extraterrestres. Entre science-fiction rétro-futuriste et hommage à l’animation japonaise des années 1970-1980, Interstella 5555 s’impose comme une œuvre hybride entre cinéma d’animation et clip musical.

Sur une planète lointaine peuplée d’humanoïdes à la peau bleue, quatre musiciens — Octave au clavier, Arpegius à la guitare, Baryl à la batterie et Stella à la basse — donnent un concert retransmis dans tout leur système stellaire. Alors que la foule est en liesse, un commando armé fait irruption sur scène et enlève le groupe, avant de l’emmener de force jusqu’à la Terre. Là, un producteur de musique sans scrupules efface leur mémoire, leur donne une apparence humaine et les rebaptise les Crescendolls, groupe pop calibré pour le succès commercial planétaire. Shep, jeune pilote épris de Stella, part alors sur Terre à la recherche de ses amis disparus, bien décidé à déjouer les plans du mystérieux manager et à leur rendre leur identité véritable. Porté du début à la fin par les quatorze titres de l’album Discovery, le récit se déploie sans une seule ligne de dialogue, la narration reposant entièrement sur l’image, le montage et la musique. Le film aborde, en filigrane, les mécanismes de fabrication et de formatage des artistes par l’industrie musicale.

Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem naît de la volonté de Daft Punk d’offrir un prolongement visuel à Discovery, initialement envisagé sous forme de film en prises de vues réelles avant d’être abandonné au profit de l’animation. Fans de longue date de Leiji Matsumoto et de son classique Albator, le corsaire de l’espace, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo se rendent à Tokyo en juillet 2000 pour lui proposer le projet, avec l’aide de leur collaborateur Cédric Hervet ainsi que de Pedro Winter et Gildas Loaec. Matsumoto rejoint l’équipe comme superviseur visuel, aux côtés du producteur d’animation Shinji Shimizu et du réalisateur Kazuhisa Takenouchi, tandis que le studio Toei Animation assure la production, en association avec la société Daft Life Ltd de Daft Punk. La production s’étend d’octobre 2000 à avril 2003, pour un budget d’environ 4 millions de dollars intégralement autofinancé par le duo. Le long métrage est présenté à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du Festival de Cannes, le 18 mai 2003, avant sa sortie en salles françaises le 28 mai suivant, distribué par Bac Films.

Accueilli favorablement par la critique internationale, Interstella 5555 obtient un score de 80 % sur l’agrégateur Rotten Tomatoes et une note presse de 3,5/5 sur AlloCiné, salué pour l’alliance réussie entre l’univers graphique de Matsumoto et la musique électronique de Daft Punk, même si certains observateurs jugent le scénario ténu. Le long métrage rencontre un succès commercial notable pour une œuvre de niche, avec plus de 3,2 millions de copies vidéo écoulées dans le monde selon plusieurs sources. Quatre segments de Interstella 5555 sont diffusés en amont comme clips des singles de Discovery (« One More Time », « Aerodynamic », « Digital Love », « Harder, Better, Faster, Stronger ») sur le bloc de programmation Toonami de Cartoon Network dès août 2001, ce qui contribue fortement à sa notoriété. Devenu un objet culte de la culture électro et de l’animation japonaise, Interstella 5555 connaît plusieurs ressorties en salles, notamment une projection unique le 12 décembre 2024 en version restaurée, confirmant son statut d’œuvre de référence dans la discographie de Daft Punk comme dans le paysage de l’animation musicale.

Interstella 5555: The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem is a Franco-Japanese animated musical film released in 2003, co-written by French electronic duo Daft Punk (Thomas Bangalter and Guy-Manuel de Homem-Christo) with Cédric Hervet, directed by Kazuhisa Takenouchi and visually supervised by manga master Leiji Matsumoto. Conceived as the full visual counterpart to the album Discovery, this dialogue-free space opera follows the abduction of a band of extraterrestrial musicians. Blending retro-futuristic science fiction with a tribute to 1970s-1980s Japanese animation, Interstella 5555 stands as a hybrid work between animated cinema and music video.

On a distant planet inhabited by blue-skinned humanoids, four musicians — keyboardist Octave, guitarist Arpegius, drummer Baryl and bassist Stella — perform a concert broadcast across their star system. As the crowd cheers, an armed commando storms the stage and abducts the band, forcibly taking them to Earth. There, an unscrupulous music producer wipes their memories, gives them a human appearance and renames them the Crescendolls, a pop act engineered for global commercial success. Shep, a young pilot in love with Stella, travels to Earth in search of his missing friends, determined to foil the mysterious manager’s plans and restore the group’s true identity. Carried from start to finish by the fourteen tracks of Discovery, the story unfolds without a single line of dialogue, with the narrative relying entirely on imagery, editing and music. In the background, the film addresses the mechanisms by which the music industry manufactures and standardizes artists.

Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem grew out of Daft Punk’s wish to give Discovery a visual extension, initially envisioned as a live-action film before being abandoned in favor of animation. Longtime fans of Leiji Matsumoto and his classic Captain Harlock, Thomas Bangalter and Guy-Manuel de Homem-Christo traveled to Tokyo in July 2000 to pitch the project to him, with help from collaborator Cédric Hervet as well as Pedro Winter and Gildas Loaec. Matsumoto joined the team as visual supervisor, alongside animation producer Shinji Shimizu and director Kazuhisa Takenouchi, while Toei Animation handled production in association with Daft Punk’s own company, Daft Life Ltd. Production ran from October 2000 to April 2003, on a budget of roughly four million dollars, entirely self-financed by the duo. The film premiered at the Directors’ Fortnight, a parallel section of the Cannes Film Festival, on 18 May 2003, ahead of its French theatrical release on 28 May, distributed by Bac Films.

Well received by international critics, Interstella 5555 holds an 80% score on Rotten Tomatoes and a 3.5/5 press rating on AlloCiné, praised for successfully pairing Matsumoto’s visual world with Daft Punk’s electronic music, even as some reviewers found the plot slight. The film achieved notable commercial success for a niche release, with more than 3.2 million video copies sold worldwide according to several sources. Four segments were released ahead of Interstella 5555 as music videos for Discovery singles (« One More Time », « Aerodynamic », « Digital Love », « Harder, Better, Faster, Stronger »), airing on Cartoon Network’s Toonami block from August 2001 onward, which greatly boosted its visibility. Now a cult object within both electronic music culture and Japanese animation, Interstella 5555 has seen several theatrical re-releases, including a single restored screening on 12 December 2024, cementing its status as a landmark work in Daft Punk’s discography and in the landscape of musical animation.