En direct — Radio Scylfe SAMEDI 03.10.2026

Dans « Encore une fois », OrelSan et Yamê construisent un univers baigné de lumière dorée, où la route devient le théâtre d’un même geste répété à l’infini. Le clip s’ouvre et se referme sur des paysages arides, herbes sèches et horizons dégagés balayés par un soleil bas qui trempe chaque plan dans une teinte ambrée, presque irréelle. Cette lumière constante, jamais neutre, façonne un onirisme diffus : on ne sait plus si l’on regarde un souvenir, un rêve ou une boucle temporelle que les deux artistes rejouent sans fin.

Le morceau Encore une fois porte en lui l’idée de répétition, de cycle, et la mise en scène épouse ce principe avec une fidélité presque littérale. Les deux protagonistes traversent des étendues sauvages, empruntent des routes poussiéreuses, reviennent sur des postures et des trajets déjà esquissés quelques instants plus tôt. Ce collage de scènes similaires, jamais tout à fait identiques, dessine une esthétique du déjà-vu : chaque fragment visuel semble échoué d’un précédent, comme si le Destin rejouait la même partition avec de légères variations.

L’alternance entre extérieurs vastes, savane ou terre battue, et intérieurs plus resserrés, aux teintes plus chaudes et confinées, installe une tension entre liberté et conditionnement. Dehors, les corps semblent libres, en mouvement, portés par l’horizon ; dedans, la lumière se fait plus rouge, plus dense, presque étouffante, comme un rappel que toute échappée finit par revenir à un point de départ. Cette respiration entre grand air et huis clos évoque un aller-retour permanent entre l’envie de fuir et l’impossibilité de rompre le cercle.

La fusion entre les deux artistes se lit autant dans la mise en scène que dans le rythme du montage : leurs trajectoires se croisent, se répondent, sans jamais totalement se distinguer l’une de l’autre. Le duo n’est pas filmé comme deux figures séparées mais comme deux variations d’un même mouvement, deux voix qui reprennent, encore une fois, un chemin déjà parcouru.

In « Encore une fois« , OrelSan and Yamê build a world steeped in golden light, where the road becomes the stage for a single gesture endlessly repeated. The video opens and closes on arid landscapes, dry grass and open horizons swept by a low sun that soaks every shot in an amber, almost unreal hue. This constant light, never neutral, shapes a diffuse dreaminess: it becomes unclear whether we are watching a memory, a dream, or a temporal loop the two artists keep replaying.

The song Encore une fois carries within it the idea of repetition, of cycle, and the visual direction follows this principle with near-literal fidelity. The two protagonists cross wild expanses, take dusty roads, return to postures and paths already sketched moments before. This collage of similar, never quite identical scenes traces an aesthetic of déjà-vu: each visual fragment seems to have drifted from a previous one, as if Fate were replaying the same score with slight variations.

The alternation between vast exteriors, savanna or bare earth, and tighter interiors with warmer, more confined tones, sets up a tension between freedom and conditioning. Outside, bodies seem free, in motion, carried by the horizon; inside, the light turns redder, denser, almost stifling, as a reminder that every escape eventually circles back to its starting point. This breathing between open air and enclosed space evokes a constant back-and-forth between the urge to flee and the impossibility of breaking the circle.

The fusion Encore une fois between the two artists reads as much in the staging as in the editing’s rhythm: their trajectories cross and answer one another, never fully distinguishable from each other. The duo is not filmed as two separate figures but as two variations of a single movement, two voices retracing, once again, a path already walked.

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