Vald referme la première soirée des Ardentes 2025, le jeudi 3 juillet, sur la scène principale du Parc Astrid à Rocourt, aux portes de Liège. Cette dix-huitième édition du festival belge l’a placé aux côtés de têtes d’affiche comme David Guetta, Damso, Laylow, Kaaris ou Peso Pluma, pour un lancement de festival sans temps mort. Le rappeur y opère son retour sur scène après plusieurs années d’absence, porté par la sortie récente de Pandemonium, son cinquième album. Le concert s’ouvre en pleine lumière du jour, sous un ciel dégagé, avant de glisser peu à peu vers le crépuscule.
La scénographie reste sobre, presque austère, laissant l’essentiel du travail à la lumière et à la fumée. Des nappes de brume enveloppent régulièrement la silhouette de l’artiste, tantôt teintées de rose et de rouge sang, tantôt basculant vers des verts profonds ou des ambres dorés, comme si l’espace scénique se redessinait à chaque morceau. En arrière-plan, les structures conteneurisées portant le nom du festival ponctuent le décor, rappel constant de l’identité visuelle des Ardentes. Aucun élément de décor narratif ne vient distraire le regard : tout repose sur le corps du performer et sur les variations chromatiques qui l’entourent.
Vald évolue seul la majeure partie du set, lunettes noires vissées au visage, en t-shirt gris et pantalon sombre, micro tantôt tenu à la main, tantôt fixé sur pied. Les gestes sont amples et répétés : bras levé vers le ciel, poing fermé, déplacements courts et saccadés d’un bord à l’autre du plateau. Le set est ponctué d’une apparition en featuring, un second artiste rejoignant brièvement la scène pour un échange de voix, avant de s’effacer à nouveau. Cette économie de mouvements accentue le contraste avec l’intensité de la lumière, entre retenue du geste et embrasement visuel.
La foule occupe une place centrale dans le dispositif : les écrans géants alternent gros plans sur l’artiste et plans larges sur un public dense, parfois convié à reprendre en chœur les refrains via un prompteur de paroles affiché à l’écran. Les dernières images, prises au cœur de la foule en pleine lumière du jour, montrent des visages traversés d’une joie collective et spontanée, loin de toute mise en scène. Le réalisateur de ce live n’a pas pu être identifié avec certitude à partir des éléments disponibles.
Vald closes out the opening night of Les Ardentes 2025 on Thursday, July 3rd, on the main stage of Parc Astrid in Rocourt, just outside Liège. This eighteenth edition of the Belgian festival placed him alongside headliners such as David Guetta, Damso, Laylow, Kaaris and Peso Pluma, for a festival launch with barely a pause between sets. The rapper marks his return to the stage after several years away, carried by the recent release of Pandemonium, his fifth album. The show opens in broad daylight under a clear sky, gradually sliding toward dusk as it unfolds.
The staging stays deliberately spare, almost austere, leaving most of the work to light and smoke. Sheets of haze regularly wrap around the performer’s silhouette, shifting from pink and blood red to deep greens or golden ambers, as though the stage space were being redrawn with every track. In the background, container-like structures bearing the festival’s name punctuate the set, a constant reminder of Les Ardentes’ visual identity. No narrative scenery competes for attention: everything rests on the performer’s body and the shifting colors around him.
Vald spends most of the set alone, dark sunglasses fixed on his face, wearing a grey t-shirt and dark trousers, mic sometimes held in hand, sometimes locked onto its stand. The gestures are broad and repeated: an arm thrown skyward, a closed fist, short, jerky moves from one edge of the platform to the other. The set includes one featured guest appearance, a second artist briefly joining him for a shared verse before stepping back out of frame. This economy of movement sharpens the contrast with the intensity of the light, a tension between restraint and visual blaze.
The crowd sits at the center of the whole device: giant screens cut between close-ups of the artist and wide shots of a packed audience, at times invited to sing choruses together via an on-screen lyric prompter. The final images, captured deep within the crowd in full daylight, show faces caught in a spontaneous, collective joy, far removed from any staged effect. The director of this live could not be identified with certainty from the available material.