The Chemical Brothers signent avec « Eve of Destruction », morceau d’ouverture de leur album No Geography paru en 2019, l’un des clips les plus flamboyants de leur discographie récente. Réalisé par Adam Smith et Marcus Lyall, collaborateurs visuels historiques du duo, Eve of Destruction dévoile un univers frontalement inspiré du tokusatsu japonais — l’esthétique héritée d’Ultraman et des sentais colorés dont descendent aussi les Power Rangers. Dans ce théâtre de désolation aux ciels ocre et crépusculaires, une armée de héros et de créatures aux costumes bricolés, presque artisanaux dans leur exubérance, s’affronte au rythme frénétique de la production électronique. La chanteuse norvégienne AURORA, dont la voix habite le morceau, y incarne une figure casquée à l’allure de pilote de course rétrofuturiste, clin d’œil revendiqué à Speed Racer et à son onirisme graphique des années 1960. Le rappeur japonais Nene, également crédité sur Eve of Destruction, complète cette distribution placée sous le signe du collage culturel entre pop culture nippone et imaginaire occidental de la super-héroïsation.

Le montage épouse la pulsation du morceau : chaque coup, chaque saut, chaque éclat de lumière néon semble découpé au cordeau sur la grille rythmique de The Chemical Brothers, dans une chorégraphie de combat qui tient autant de la danse que de l’affrontement. Les décors, entre plateau et paysage suggéré, jouent sur l’artifice assumé — fumées, halos colorés, textures presque théâtrales — pour composer un espace suspendu, hors du temps et hors-lieu, en résonance avec le titre même de l’album, No Geography. Cette esthétique du costume excessif, du bricolage héroïque et de la confrontation stylisée dessine un affrontement entre ordre et chaos, entre figures de lumière et créatures de l’ombre, sans jamais trancher franchement lequel l’emporte : l’ambiguïté du Destin qui plane sur le morceau se retrouve dans cette bataille sans vainqueur désigné.

« Eve of Destruction » prolonge ainsi la veine visuelle que The Chemical Brothers cultivent depuis des décennies, où l’image ne vient jamais illustrer la musique mais la traduire par d’autres moyens — ici par la fusion d’un folklore télévisuel japonais et d’une transe électronique typiquement britannique. Le clip, sorti le 10 juin en amont de leur date d’ouverture au festival de Glastonbury en 2019, s’inscrit dans une série de vidéos accompagnant No Geography, confirmant l’attachement du duo à une narration par l’image aussi soignée que leur production sonore.

The Chemical Brothers deliver, with « Eve of Destruction » — the opening track of their 2019 album No Geography — one of the most flamboyant videos in their recent discography. Directed by Adam Smith and Marcus Lyall, the duo’s longtime visual collaborators, the film unveils a universe openly inspired by Japanese tokusatsu — the aesthetic inherited from Ultraman and the colourful sentai shows that also gave rise to the Power Rangers. In this theatre of desolation under ochre, twilight skies, an army of heroes and creatures in costumes that feel handmade, almost artisanal in their exuberance, clash to the frenzied rhythm of the electronic production. Norwegian singer AURORA, whose voice runs through Eve of Destruction, embodies a helmeted, retro-futuristic racing-driver figure, an acknowledged nod to Speed Racer and its dreamlike 1960s graphic style. Japanese rapper Nene, also credited on Eve of Destruction, completes a cast built on cultural collage between Japanese pop culture and the Western imagery of super-heroism.

The editing follows the pulse of the track: every punch, every leap, every flare of neon light seems cut precisely against The Chemical Brothers’ rhythmic grid, in a fight choreography that is as much dance as confrontation. The sets, somewhere between soundstage and suggested landscape, lean into deliberate artifice — smoke, coloured halos, near-theatrical textures — to build a suspended space, out of time and out of place, echoing the album’s own title, No Geography. This aesthetic of excessive costuming, heroic improvisation and stylised confrontation stages a clash between order and chaos, between figures of light and creatures of shadow, without ever clearly settling which one prevails: the ambiguity of Fate hovering over the track finds its echo in this battle with no declared victor.

« Eve of Destruction » thus extends the visual vein The Chemical Brothers have cultivated for decades, where image never simply illustrates the music but translates it by other means — here through the fusion of Japanese televisual folklore and a distinctly British electronic trance. Released ahead of the duo’s headline slot at Glastonbury in 2019, the video is part of a wider series accompanying No Geography, confirming the pair’s commitment to visual storytelling as meticulous as their sound production.

Le clip de The Chemical Brothers – Eve of destruction (2019) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 1 juillet 2026. Il a été mis à jour le 16 juillet 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec .