En 2025, Copycat, duo formé par les cousines Apolline Magnet et Zoé Barge, dévoile « morning routine », titre éponyme qui ouvre leur premier EP paru le 27 octobre 2025 chez Surfer Rosa – Olala Records. Porté par une production signée Nicolas Steib, le morceau condense en deux minutes trente-deux un rock nerveux et grunge, hérité du Seattle des années 90 mais taillé pour l’époque des écrans. Aucun réalisateur du lyric video n’a pu être identifié de façon vérifiable ; cette information n’est donc pas avancée.

Le clip s’ouvre sur un dispositif de captation brute, presque documentaire : on suit de dos les deux musiciennes qui dévalent un escalier avant de traverser un couloir en béton, direction les loges. Cette entrée en matière pose d’emblée le décor d’un avant-scène backstage, loin des paillettes, où tout commence dans l’exiguïté d’un couloir technique.

Une fois arrivées dans une petite pièce baignée d’un néon rose et violet, « morning routine » bascule dans un tout autre régime d’image : cadrages resserrés, adresse frontale à la caméra, réfrigérateur ouvert, bol de céréales, tee-shirt frappé du mot « clean girl ». Ce dispositif imite frontalement l’esthétique des vidéos « morning routine » popularisées sur les réseaux, un collage visuel qui colle à la lettre le titre du morceau tout en le détournant vers l’ironie. Les incrustations de texte, disposées comme des légendes de story, ponctuent chaque plan et fonctionnent comme un sous-titrage ironique du quotidien mis en scène.

Le montage bascule ensuite régulièrement vers des séquences de live : guitare rouge, silhouettes filmées à contre-jour depuis la fosse, jeux de spots blancs et violets balayant la scène, tête qui s’agite au rythme du morceau. Ces plans de concert, tournés caméra au poing depuis le public, entrent en collage avec les scènes intimistes de loge, comme si le quotidien filmé au téléphone et l’énergie brute de la scène formaient les deux faces d’un même Destin, celui d’un groupe qui doit habiter simultanément l’image qu’il donne à voir et la fatigue qui la précède.

Un changement de tenue, vers des looks sport façon maillot, marque une nouvelle bascule visuelle avant que le clip ne referme la boucle : la lumière décroît, les silhouettes se fondent dans le noir des coulisses, jusqu’à un ultime plan sur des baskets glissant sur un sol coloré. « morning routine » clôt ainsi son propre rituel, entre saturation numérique et fatigue de la routine, fusion permanente entre l’urgence de la scène et la mise en scène de soi.

In 2025, Copycat, a duo formed by cousins Apolline Magnet and Zoé Barge, unveiled « morning routine, » the title track opening their debut EP released on October 27, 2025 via Surfer Rosa – Olala Records. Produced by Nicolas Steib, the track packs a nervy, grunge-inflected rock energy into two minutes and thirty-two seconds, rooted in 90s Seattle but built for the screen-saturated present. No director could be reliably identified for the lyric video, so that information is not put forward.

The clip opens with a raw, near-documentary style capture: the two musicians are filmed from behind as they run down a staircase before crossing a concrete corridor toward the dressing rooms. This opening immediately sets the scene backstage, far from any glamour, where everything begins in the cramped confines of a technical hallway.

Once inside a small room bathed in pink and purple neon light, « morning routine » shifts into an entirely different visual register: tight framing, direct address to the camera, an open fridge, a bowl of cereal, a t-shirt stamped with the words « clean girl. » This setup mirrors, almost literally, the aesthetic of the « morning routine » videos popularized on social media — a visual collage that takes the song’s title at face value while twisting it into irony. On-screen text, laid out like story captions, punctuates every shot and works as an ironic subtitling of the staged everyday.

The editing then repeatedly cuts back to live footage: a red guitar, silhouettes shot backlit from the pit, white and purple spotlights sweeping the stage, heads whipping to the beat. These handheld concert shots, filmed from within the crowd, collage against the intimate dressing-room scenes, as if the phone-filmed everyday and the raw energy of the stage were two faces of the same Destiny — that of a band forced to inhabit, at once, the image it puts on display and the exhaustion that precedes it.

A costume change, into sport-jersey-style stage outfits, marks another visual shift before the clip closes its loop: the light fades, the silhouettes dissolve into backstage darkness, down to a final shot of sneakers sliding across a colorful floor. « morning routine » thus closes its own ritual, caught between digital saturation and the fatigue of routine, a constant fusion of onstage urgency and the staging of the self.

Le clip de Copycat – Morning Routine (2025) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 26 août 2026. Il a été mis à jour le 7 août 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec .