Beastie Boys imposent leur single « Intergalactic » en 1998, extrait de l’album Hello Nasty, porté par des voix passées au vocoder qui projettent le groupe new-yorkais dans une fiction spatiale et urbaine à la fois. Le clip, réalisé par Adam Yauch — membre du trio, crédité sous son pseudonyme Nathanial Hörnblowér — puise directement dans l’imaginaire du cinéma tokusatsu japonais, avec des scènes tournées en partie au Japon. L’ouverture pose le décor : un vaisseau robotique traverse l’obscurité spatiale, criblé d’étincelles, et fond sur la Terre comme un présage venu d’ailleurs. Le morceau bascule alors dans un collage assumé de miniatures et de décors urbains reconstitués à l’échelle d’une maquette, citation directe des kaiju eiga et de leurs villes de carton bouilli vouées à la destruction.
Beastie Boys apparaissent en combinaison et casque blancs de chantier, perchés sur un toit new-yorkais hérissé d’antennes, pendant qu’à leurs côtés un robot géant se met à danser — silhouette mécanique désarticulée qui traduit littéralement la géométrie saccadée du groove électro-hip-hop. Ce robot, figure de fusion entre l’homme et la machine, devient bientôt le protagoniste d’un affrontement burlesque contre un monstre marin tentaculaire surgi des flots, dans la plus pure tradition des combats en costume de caoutchouc, fumigènes et immeubles miniatures qui s’effondrent sous les coups. L’esthétique assumée du trucage artisanal — loin du numérique — inscrit Intergalactic dans une nostalgie ludique pour les séries B japonaises, tout en gardant l’énergie brute et l’autodérision propres à l’identité visuelle des Beastie Boys.
La dramaturgie du clip alterne ainsi confinement et évasion : le groupe, cerné par les gratte-ciel et la foule massée sur les toits, semble contenu dans un cadre urbain saturé, avant que le robot dansant et le monstre déchaîné ne viennent fissurer cette rigidité par l’absurde et le spectaculaire. Ondes de choc, éclairs de studio et embrasements ponctuent la bataille, jusqu’à un final où la créature et la machine semblent réconciliées dans un même geste chorégraphique, écho ironique du Destin collectif que le morceau invoque en boucle. Fidèle à l’esprit facétieux du groupe, Intergalactic transforme ainsi une chanson de science-fiction électro en petit théâtre kaiju où le grotesque devient célébration.
Beastie Boys cemented their status with the 1998 single « Intergalactic, » taken from the album Hello Nasty, its vocoder-warped vocals launching the New York trio into a fiction that is at once interstellar and thoroughly urban. The video, directed by Adam Yauch — a member of the group, credited under his alter ego Nathanial Hörnblowér — draws directly on the imagery of Japanese tokusatsu cinema, with several scenes shot in Japan. The opening sets the tone: a robotic craft cuts through the darkness of space, sparking and crackling, before plunging toward Earth like an omen from elsewhere. The track then slides into a deliberate collage of miniatures and scaled-down urban sets, a direct nod to kaiju eiga and their cardboard cities built only to be destroyed.
Beastie Boys appear in white construction suits and hard hats, perched on a New York rooftop bristling with antennas, while beside them a giant robot begins to dance — a jerky, disjointed mechanical silhouette that literally embodies the stuttering geometry of the group’s electro-hip-hop groove. This robot, a figure fusing man and machine, soon becomes the protagonist of a tongue-in-cheek showdown against a tentacled sea monster rising from the waves, staged in the purest tradition of rubber-suit battles, smoke effects, and crumbling miniature buildings. The deliberately handmade aesthetic of the effects — resolutely analog — situates « Intergalactic » within a playful nostalgia for Japanese B-movie serials, while preserving the raw energy and self-mockery central to the Beastie Boys’ visual identity.
The video’s drama plays out as a push and pull between confinement and release: the group, hemmed in by skyscrapers and crowds massed on the rooftops, appears boxed within a saturated urban frame, until the dancing robot and the unleashed monster crack that rigidity open through absurdity and spectacle. Shockwaves, studio lightning, and bursts of flame punctuate the battle, building to a finale where creature and machine seem reconciled in a single shared choreography — an ironic echo of the collective Destiny the track invokes on repeat. True to the group’s mischievous spirit, « Intergalactic » turns an electro sci-fi song into a small kaiju theater where the grotesque becomes celebration.
Le clip de Beastie Boys – Intergalactic (1998) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 5 août 2026. Il a été mis à jour le 31 juillet 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec .