- Let’s Get Dirty (Vocal Mix)
- Let’s Get Dirty (Dub Mix)
Let’s Get Dirty est un maxi 12″ du producteur londonien Dirty Funker (Paul Glancy), sorti en 2006 sur le label Spirit Recordings (référence DF 006). Le disque est resté célèbre non pas pour son contenu musical mais pour sa pochette, qui reprend le portrait de Kate Moss réalisé par le street-artist Banksy dans un style pop inspiré de Warhol. L’attribution de ce visuel à Banksy figure sur les bases de données spécialisées, mais elle n’est pas créditée sur le disque lui-même, ce qui alimente depuis des années un débat sur l’authenticité et la légitimité de son usage.
Dirty Funker, alias du DJ et remixeur Paul Glancy, s’était fait connaître au sein du label Spirit Recordings à partir de 2002, avec des titres comme « Disco Sucks », « Jump 2 It » ou « Future », avant de s’illustrer par une série de remix de standards rock (Nirvana, notamment). Selon une source spécialisée dans les pochettes signées Banksy, Let’s Get Dirty reprendrait un remix du titre « My Sharona » de The Knack ; cette information n’est cependant pas corroborée par les listes de pistes officielles consultées, qui mentionnent seulement un « Vocal Mix » et un « Dub Mix » sans préciser l’origine de l’échantillon. Le visuel utilisé est un portrait de Kate Moss déjà existant dans l’œuvre de Banksy, repris ici sans commande ni collaboration documentée entre l’artiste et le label. Deux pressings se distinguent : une première édition, très limitée, sans aucun texte sur la pochette (seulement le portrait), et une seconde édition, plus répandue, où des étiquettes Dymo ont été apposées sur les yeux de Kate Moss en face avant (titre et artiste) et sur sa bouche en face arrière (tracklist).
Sur le plan musical, Let’s Get Dirty s’inscrit dans le registre house/électro caractéristique de Dirty Funker au milieu des années 2000 : deux versions du même titre, une mouture « vocale » et un dub instrumental orienté club, dans la lignée des productions Spirit Recordings de l’époque. Le titre ne dispose pas de crédits de composition ou de featuring documentés au-delà du nom de l’artiste lui-même. Sur le plan visuel, en revanche, l’ambiguïté domine : le portrait de Kate Moss employé est identifiable comme une œuvre antérieure de Banksy, mais rien ne permet d’affirmer qu’il a été réalisé spécifiquement pour ce disque ni que l’artiste a validé son usage sur ce support ; plusieurs commentateurs de Discogs qualifient d’ailleurs la pochette de « reprise non autorisée ».
Le disque n’a pas connu de reconnaissance critique documentée en tant qu’œuvre musicale, mais son statut d’objet de collection s’est nettement affirmé avec le temps : sur Discogs, il est recensé par plus de 300 collectionneurs et figure dans plus de 1000 listes de souhaits, avec une note moyenne de 4,29/5. Des exemplaires de la première édition (sans étiquettes Dymo) se sont échangés jusqu’à plusieurs centaines de livres sterling sur le marché secondaire, et une version dérivée en sérigraphie numérotée (tirage de 1000 exemplaires) a également circulé dans les circuits de vente d’art. Une réédition numérique autoproduite (FLAC) est parue en 2023.
Let’s Get Dirty is a 12″ release by London-based producer Dirty Funker (Paul Glancy), released in 2006 on Spirit Recordings (catalogue number DF 006). The record is remembered less for its music than for its cover, which reuses street artist Banksy’s portrait of Kate Moss, rendered in a pop style reminiscent of Warhol. The attribution of this artwork to Banksy appears in specialist databases, but it is not credited on the release itself, which has fuelled an ongoing debate about the image’s authenticity and the legitimacy of its use.
Dirty Funker, the alias of DJ and remix artist Paul Glancy, made his name on Spirit Recordings from 2002 onward with tracks such as « Disco Sucks, » « Jump 2 It » and « Future, » before building a reputation through a series of rock remixes, notably of Nirvana tracks. According to one specialist source focused on Banksy record covers, Let’s Get Dirty is said to be a remix of The Knack’s « My Sharona »; this claim, however, is not corroborated by the official tracklists consulted, which simply list a « Vocal Mix » and a « Dub Mix » without specifying the sample’s origin. The artwork used is a pre-existing Banksy portrait of Kate Moss, repurposed here without any documented commission or collaboration between the artist and the label. Two pressings exist: a very limited first edition with no text at all on the sleeve (only the portrait), and a more common second edition featuring Dymo label strips placed over Kate Moss’s eyes on the front (giving artist and title) and over her mouth on the back (giving the tracklist).
Musically, Let’s Get Dirty sits within the house/electro register typical of Dirty Funker’s mid-2000s output: two versions of the same track, a vocal mix and a club-oriented instrumental dub, in keeping with Spirit Recordings’ productions of the period. No documented songwriting or featured-artist credits exist beyond the artist’s own name. Visually, however, ambiguity dominates: the Kate Moss portrait used is identifiable as a pre-existing Banksy work, but nothing confirms it was created specifically for this release or that the artist approved its use on this format; several Discogs commentators describe the cover outright as an « unauthorised » reuse.
The record received no documented critical recognition as a piece of music, but its status as a collector’s item has grown markedly over time: on Discogs, it is held by over 300 collectors and appears on more than 1,000 wantlists, with an average rating of 4.29/5. Copies of the first edition (without the Dymo strips) have sold for several hundred pounds on the secondary market, and a numbered screenprint edition (limited to 1,000 copies) has also circulated through art-sale channels. A self-released digital reissue (FLAC) appeared in 2023.