- Dreamin’
- Music Makes You Lose Control
- Soft Machine (feat. Thomas Ribeiro)
- Hypnotise
- (Hey You) What’s That Sound?
- Take a Little Time (feat. Shannon)
- From: Disco To: Disco
- Brothers
- Jacques Your Body (Make Me Sweat)
- About Funk
- Sometimes (feat. Nik Kershaw)
- Damaged People (feat. Thomas Ribeiro)
Darkdancer est le deuxième album studio de Les Rythmes Digitales, alias du producteur britannique Stuart Price sous son pseudonyme Jacques Lu Cont, sorti le 24 mai 1999 sur le label Wall of Sound. Enregistré aux Quad Studios de New York, l’album s’inscrit dans une veine electro-pop et post-disco fortement inspirée des années 1980, avec des incursions vers la French house et l’électronica. Porté par des singles comme « Jacques Your Body (Make Me Sweat) » et « Music Makes You Lose Control », il est aujourd’hui considéré comme un jalon précurseur de la vague electro-pop des années 2000.
Darkdancer succède à Libération, premier album de Les Rythmes Digitales sorti en 1996 sur le même label. Sa conception s’étale sur plusieurs années, les singles « Jacques Your Body (Make Me Sweat) », « Music Makes You Lose Control » et « (Hey You) What’s That Sound? » paraissant entre 1997 et 1998, avant la sortie de l’album complet en mai 1999. Stuart Price signe l’intégralité des titres et assure la production sous son alias Jacques Lu Cont. L’album accueille plusieurs collaborations vocales, notamment avec le chanteur Thomas Ribeiro sur « Soft Machine » et « Damaged People », la chanteuse Shannon sur « Take a Little Time », et le chanteur britannique Nik Kershaw sur « Sometimes ». La pochette est signée Philip Castle, également auteur de l’affiche du film Orange mécanique, ce qui inscrit visuellement l’album dans une esthétique rétro-futuriste assumée. L’album a fait l’objet d’une réédition en 2005, enrichie d’un disque bonus regroupant remixes, titres inédits et clips.
Musicalement, Darkdancer revendique un héritage new wave et synth-pop des années 1980, mêlant synthétiseurs analogiques vintage, vocoder et lignes de basse inspirées d’Eurythmics, à une approche électronique plus contemporaine proche de la French house et de l’électro. L’album alterne morceaux dansants et instrumentaux, comme « About Funk » ou « From: Disco To: Disco » (à l’origine un titre de Whirlpool Productions remixé par Les Rythmes Digitales), et titres chantés plus pop, à l’image de « Sometimes » avec Nik Kershaw. Le morceau final, « Damaged People », tranche par un tempo ralenti et une tonalité électro-soul plus sombre, en rupture avec l’énergie festive du reste de l’album. L’ensemble est régulièrement décrit comme une relecture nostalgique et ludique de l’esthétique des années 1980, davantage tournée vers la mélodie et les riffs de cuivres que vers les formats répétitifs quatre temps alors dominants dans la dance music.
À sa sortie, Darkdancer reçoit un accueil critique favorable sans connaître un grand succès commercial immédiat, atteignant la 53e place du UK Albums Chart. L’album est souvent qualifié a posteriori d’« en avance sur son temps », notamment par la BBC lors de sa réédition en 2005, qui lui attribue un rôle dans le lancement de la vague electro-pop des années 2000. En 2015, le magazine Thump (Vice) le classe 97e dans sa liste des 99 plus grands albums de dance music de tous les temps, et il figure également dans l’ouvrage de référence 1001 Albums You Must Hear Before You Die. Son statut a évolué avec le temps vers celui d’un album culte et redécouvert, souvent cité comme une influence pour la scène électro-pop et French house qui émergera dans les années suivantes, alors même que Daft Punk s’imposait la même année avec Homework.
Darkdancer is the second studio album by Les Rythmes Digitales, the alias of British producer Stuart Price under his pseudonym Jacques Lu Cont, released on May 24, 1999, on the Wall of Sound label. Recorded at Quad Studios in New York, the album sits firmly in an electro-pop and post-disco vein heavily inspired by the 1980s, with detours into French house and electronica. Driven by singles such as « Jacques Your Body (Make Me Sweat) » and « Music Makes You Lose Control, » it is now regarded as an early forerunner of the 2000s electro-pop wave.
Darkdancer followed Libération, the first Les Rythmes Digitales album, released in 1996 on the same label. Its making stretched over several years, with the singles « Jacques Your Body (Make Me Sweat), » « Music Makes You Lose Control » and « (Hey You) What’s That Sound? » released between 1997 and 1998, ahead of the full album’s release in May 1999. Stuart Price wrote every track and produced the record under his Jacques Lu Cont alias. The album features several vocal collaborations, notably with singer Thomas Ribeiro on « Soft Machine » and « Damaged People, » singer Shannon on « Take a Little Time, » and British singer Nik Kershaw on « Sometimes. » The cover artwork was created by Philip Castle, also known for the poster of A Clockwork Orange, placing the album visually within a deliberate retro-futurist aesthetic. The album was reissued in 2005 with a bonus disc featuring remixes, unreleased tracks and music videos.
Musically, Darkdancer draws on a new wave and 1980s synth-pop heritage, blending vintage analog synthesizers, vocoder effects and Eurythmics-inspired basslines with a more contemporary electronic approach close to French house and electro. The album alternates between danceable instrumental tracks, such as « About Funk » and « From: Disco To: Disco » (originally a Whirlpool Productions track remixed by Les Rythmes Digitales), and more pop-oriented vocal tracks like « Sometimes » with Nik Kershaw. The closing track, « Damaged People, » stands apart with a slower tempo and a darker electro-soul tone, breaking from the festive energy of the rest of the album. The record is often described as a nostalgic, playful reinterpretation of 1980s aesthetics, favoring melody and horn-driven riffs over the repetitive four-on-the-floor formats that dominated dance music at the time.
Upon release, Darkdancer received a favorable critical reception without achieving major immediate commercial success, peaking at number 53 on the UK Albums Chart. The album has often been retrospectively described as « ahead of its time, » notably by the BBC in its 2005 reissue review, which credited it with helping launch the 2000s electro-pop wave. In 2015, Thump (Vice) ranked it 97th on its list of the 99 greatest dance albums of all time, and it also appears in the reference book 1001 Albums You Must Hear Before You Die. Its status has since shifted toward that of a rediscovered cult album, frequently cited as an influence on the electro-pop and French house scenes that would emerge in the following years, even as Daft Punk was making its own mark that same year with Homework.

