Jain revient le 1er juillet 2026 avec « Kill It With The Beat », un single électro-pop qui ouvre officiellement une nouvelle ère dans son parcours artistique. Le clip qui l’accompagne, réalisé par Fatim N’Diaye pour Ocurens, installe d’emblée un univers nocturne et suspendu, loin de la douceur contemplative qui caractérisait son précédent album.
Le décor est un parking désaffecté, étendue de béton fissuré balayée par la lumière froide de la nuit puis, progressivement, par les teintes roses et orangées de l’aube. Au centre de ce terrain vague trône une Peugeot 403 break, surmontée d’une pyramide d’énormes enceintes qui semble faire office d’autel sonore. Sur l’un des pneus, l’inscription « Kill It With The Beat » s’affiche comme une signature griffée, tandis qu’un motif de flamme rouge et jaune orne la carrosserie, seule touche de couleur vive dans une palette dominée par les bleus et les gris.
Autour du véhicule, une troupe de danseurs se déploie dans une chorégraphie volontairement désarticulée, faite de à-coups, de bascules et de gestes brusques qui évoquent la transe plus que la synchronisation. Les corps s’enchevêtrent à l’intérieur même de la voiture, entassés contre les vitres et les sièges dans une forme de collage charnel, avant de s’en échapper pour occuper tout l’espace du parking. Cette tension entre l’enfermement du véhicule et la liberté du terrain vague structure toute la mise en scène, comme si la carcasse automobile n’était qu’un point de départ que le groupe finit par déborder.
Jain, vêtue d’une robe noire aux épaules structurées, traverse cet espace en observatrice puis en meneuse, dansant tour à tour à distance du groupe et au cœur de celui-ci. À mesure que la nuit cède la place au jour, des flammes réelles apparaissent parmi les danseurs, ajoutant une dimension rituelle à l’ensemble, presque incantatoire, comme si le lever du soleil devait être arraché de force à l’obscurité. Le montage alterne les plans larges sur le groupe et les gros plans sur le visage de la chanteuse, resserrant progressivement l’attention sur elle jusqu’aux dernières secondes.
Ce basculement du nocturne vers l’aurore, porté par une énergie de rave désorganisée puis par le feu, fait écho à la bascule sonore du morceau : après plusieurs années dans un registre plus posé, Jain choisit ici la rupture et l’immédiateté. « Kill It With The Beat » se donne ainsi comme un rite de passage filmé en temps réel, où le groupe et la lumière se transforment ensemble jusqu’au bout de la nuit.
Jain returns on July 1st 2026 with « Kill It With The Beat, » an electro-pop single that officially opens a new era in her artistic journey. The accompanying video, directed by Fatim N’Diaye for Ocurens, immediately sets up a suspended, nocturnal world, far removed from the contemplative gentleness of her previous album.
The setting is a disused parking lot, a stretch of cracked concrete swept first by cold night light, then gradually by the pink and orange hues of dawn. At the center of this wasteland sits a Peugeot 403 estate car, topped with a pyramid of enormous speakers that seems to function as a sonic altar. On one of the tires, the words « Kill It With The Beat » appear like a scrawled signature, while a red-and-yellow flame motif decorates the bodywork, the only vivid splash of color in a palette dominated by blues and greys.
Around the vehicle, a troupe of dancers unfolds in a deliberately disjointed choreography, made of jolts, tilts and abrupt gestures that suggest trance more than synchronization. Bodies tangle together inside the car itself, crammed against the windows and seats in a kind of fleshly collage, before spilling out to occupy the entire lot. This tension between the confinement of the vehicle and the freedom of the open ground structures the whole staging, as if the car’s shell were merely a starting point the group eventually overflows.
Jain, dressed in a black gown with structured shoulders, moves through this space first as an observer, then as a leader, dancing at times apart from the group and at times at its very center. As night gives way to day, real flames appear among the dancers, adding an almost incantatory, ritual dimension to the scene, as though sunrise had to be wrenched by force from the darkness. The editing alternates wide shots of the group with close-ups on the singer’s face, gradually tightening its focus on her until the final seconds.
This shift from night into dawn, carried first by a chaotic rave energy and then by fire, echoes the song’s own sonic turn: after several years in a more restrained register, Jain here chooses rupture and immediacy. « Kill It With The Beat » thus presents itself as a rite of passage filmed in real time, in which the group and the light transform together until the very end of the night.