En 2018, Disiz — connu aussi sous le nom de Disiz La Peste — dévoile « Kaïju / Disizilla », un double clip qui accompagne la sortie de son douzième album studio, Disizilla, publié le 14 septembre de la même année. Réalisé par Arnaud Ly Van Manh en co-réalisation avec l’artiste lui-même, ce clip réunit en une seule œuvre les titres « Kaïju », produit par Dabeul, et « Disizilla », produit par Prinzly, formant un diptyque où les deux morceaux se répondent et se prolongent l’un l’autre.

Dès les premières secondes, l’image installe une atmosphère sombre et minérale. Disiz apparaît seul, la silhouette découpée dans une lumière crue, au sein d’un décor urbain qui semble en état de siège : ruines, fumées épaisses, structures éventrées. La caméra alterne les gros plans sur le visage de l’artiste, tendu et habité, et des plans plus larges où il traverse ce paysage dévasté comme on traverse un champ de bataille. Le montage joue sur des ruptures de rythme franches, calées sur les changements d’instru entre « Kaïju » et « Disizilla », et sur des variations chromatiques marquées : des teintes rouges et orangées, presque incandescentes, laissent place par moments à des éclairages bleutés, plus froids, qui accentuent le sentiment d’urgence et de menace latente.

Le titre du clip renvoie explicitement à la mythologie japonaise des kaiju, ces créatures monstrueuses dont Godzilla est la figure la plus connue — un imaginaire que Disiz s’approprie pour mettre en scène sa propre transformation, celle d’un homme qui se réveille en bête, prêt à en découdre avec le rap actuel. Le clip prend par endroits l’allure d’une course-poursuite, sans que l’on sache clairement qui, du chasseur ou de la proie, mène la danse, entretenant une tension permanente jusqu’aux dernières images. « Kaïju » et « Disizilla » se donnent ainsi à voir comme les deux visages d’une même colère : l’un plus frontal et énergique, l’autre plus sombre, presque cérémoniel, dans lequel le monstre intérieur semble enfin trouver sa pleine expression. Cette esthétique de la ruine et du chaos maîtrisé fait écho au clip précédent de l’album, « Hiroshima », confirmant une identité visuelle cohérente pour ce nouvel opus de Disiz.

In 2018, Disiz — also known as Disiz La Peste — unveiled « Kaïju / Disizilla, » a double music video accompanying the release of his twelfth studio album, Disizilla, released on September 14 of that same year. Directed by Arnaud Ly Van Manh, co-directed with the artist himself, the video brings together the tracks « Kaïju, » produced by Dabeul, and « Disizilla, » produced by Prinzly, forming a diptych in which the two songs answer and extend one another.

From the very first seconds, the imagery sets a dark, mineral tone. Disiz appears alone, his silhouette cut out against harsh light, within an urban setting that looks under siege: ruins, thick smoke, gutted structures. The camera alternates between tight close-ups on the artist’s tense, possessed expression and wider shots of him crossing this devastated landscape as though crossing a battlefield. The editing plays on sharp rhythmic breaks timed to the shifts between the « Kaïju » and « Disizilla » instrumentals, and on marked shifts in color: incandescent reds and oranges give way at times to colder, bluish lighting that heightens a sense of urgency and looming threat.

The video’s title explicitly references the Japanese kaiju mythology, those monstrous creatures for which Godzilla remains the best-known figure — an imagery Disiz claims for himself to stage his own transformation, that of a man awakening as a beast, ready to take on the current rap scene. At points, the clip takes on the shape of a chase, though it’s never entirely clear whether the hunter or the hunted is leading the dance, sustaining a constant tension through to the final images. « Kaïju » and « Disizilla » thus present themselves as two faces of the same anger: one more direct and energetic, the other darker, almost ceremonial, in which the inner monster finally seems to find full expression. This aesthetic of ruin and controlled chaos echoes the album’s previous video, « Hiroshima, » confirming a coherent visual identity for this new Disiz project.

Le clip de Disiz – Kaïju / Disizilla (2018) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 7 juillet 2026. Il a été mis à jour le 13 juillet 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec .