Angèle et « Une seule vie », premier extrait de son troisième album Instinct, à paraître le 16 octobre 2026, ouvrent un nouvel univers électronique et lumineux. Écrit et réalisé par Thomas Mailaender, artiste plasticien basé entre Marseille et Paris et connu pour son travail autour de l’image trouvée et des installations, le clip marque sa toute première incursion dans l’exercice du clip musical. Entièrement tourné en 16 mm dans le sud de la France, il refuse tout artifice numérique : chaque vision naît devant la caméra.
Le film s’ouvre sur une moto de cross, un décor industriel et une friche traversée de lumière brute, avant de laisser affleurer les motifs qui structurent tout le récit visuel : le collage, le double, la surimpression. Un visage se dédouble en transparence, une silhouette se fond dans le paysage qu’elle traverse, une image imprimée — façade bleutée, fresque cyanotype — vient recouvrir un mur de conteneurs comme un souvenir plaqué sur le réel. Angèle, en blanc, semble à la fois habiter ce territoire et s’y perdre, prise entre plusieurs strates de temps.
Le motif le plus obsédant reste celui de la moto suspendue à une grue, oscillant dans le ciel du crépuscule comme un pendule, entre chute et envol, conditionnement et liberté. Une sphère métallique géante, posée au milieu d’une rue résidentielle ou dressée dans un jardin, referme et déforme le paysage en un miroir courbe où tout se replie sur soi. Puis surgit un instant que rien n’a pu être mis en scène : l’éclipse solaire totale du 12 août 2026, filmée en direct sur pellicule au moment précis où elle se produisait, et qu’Angèle regarde à travers des lunettes de protection, le visage tourné vers le ciel.
Ce jeu de mémoires, d’illusions et de fragments recomposés à vue rejoint exactement le mouvement intérieur de la chanson : un monologue où Angèle questionne son rapport à la vérité, hésite entre passé, présent et futur, jusqu’à ce qu’il ne reste que le désir simple de vivre pleinement. Le clip de Thomas Mailaender ne tranche jamais non plus — il assemble, superpose, laisse coexister les images comme autant de vies possibles, avant de refermer le film sur une moto immobile, seule, posée dans l’immensité d’un terrain vague.
Angèle and « Une seule vie, » the first single from her third album Instinct, due out on October 16, 2026, open onto a new, brighter electronic universe. Written and directed by Thomas Mailaender, a visual artist based between Marseille and Paris known for his work with found imagery and installations, the video marks his very first foray into music-video direction. Shot entirely on 16mm film in the south of France, it refuses any digital artifice: every vision is built live, in front of the camera.
The film opens on a dirt bike, an industrial backdrop and a wasteland cut through with raw light, before letting the motifs that structure the whole visual narrative surface: collage, doubling, superimposition. A face splits into transparency, a silhouette dissolves into the landscape it moves through, a printed image — a bluish façade, a cyanotype mural — spreads across a wall of shipping containers like a memory pressed onto reality itself. Angèle, dressed in white, seems at once to inhabit this territory and to lose herself within it, caught between several layers of time.
The most haunting recurring image is that of a motorcycle hoisted by a crane, swinging against the twilight sky like a pendulum, suspended between falling and flight, confinement and freedom. A giant metallic sphere, set down in the middle of a residential street or standing in a garden, closes and warps the landscape into a curved mirror where everything folds back on itself. Then comes a moment nothing could be staged for: the total solar eclipse of August 12, 2026, filmed live on film stock at the exact instant it happened, watched by Angèle through protective glasses, her face turned toward the sky.
This interplay of memories, illusions and fragments assembled in plain sight mirrors exactly the song’s inner movement: a monologue in which Angèle questions her relationship to truth, hesitating between past, present and future, until all that remains is the simple desire to live fully. Thomas Mailaender’s video never settles the question either — it layers, superimposes, lets images coexist like so many possible lives, before closing on a single motorcycle, still and alone, set down in the vastness of an empty lot.
Le clip de Angèle – Une seule vie (2026) a été ajouté à la base de donnée de scylfe le 15 septembre 2026. Il a été mis à jour le 18 septembre 2026 et classifié comme faisant partie du Hub . En plus de cela, il a également été classifié avec .