Sofia Isella dévoile « Above the Neck » le 3 décembre 2025, premier single depuis son EP « I’m camera. » sorti quelques mois plus tôt. Le morceau, qu’elle a elle-même écrit et produit avec la contribution de Mr Hudson, s’inscrit dans un registre pop industriel et spoken word plus tranchant que ses précédentes sorties. Aucun réalisateur ou animateur n’a pu être identifié avec certitude pour ce lyric-vidéo, l’information n’étant pas documentée dans les sources disponibles.
Le clip abandonne toute image filmée pour se construire entièrement à partir de dessins au crayon et à l’encre, dans une esthétique de carnet de croquis brut, en noir et blanc, sans aucune couleur. Les traits sont nerveux, parfois inachevés, laissant apparaître les repentirs et les hachures comme si le dessin se faisait en temps réel sous les yeux du spectateur. Les paroles de « Above the Neck » défilent en petites légendes manuscrites au bas de chaque image, intégrées au dessin plutôt que surimposées comme un habillage graphique classique.
Deux figures reviennent sans cesse et se répondent tout au long du morceau. D’un côté, un visage d’apparence enfantine et poupine, aux yeux immenses et ronds et à la bouche minuscule, presque une figure de poupée de porcelaine. De l’autre, des silhouettes voûtées, hérissées, aux membres contorsionnés et aux visages parfois dissimulés sous des mèches ou des capuches, qui évoquent une monstruosité rampante. Le montage alterne gros plans sur ces deux types de figures, sans jamais montrer Sofia Isella elle-même, laissant le dessin porter seul le récit.
Cette confrontation visuelle entre l’innocence figée d’un visage de poupée et la déformation grotesque des corps qui l’entourent fait directement écho au sujet du morceau, qui interroge la manière dont l’innocence et la féminité sont regardées, façonnées et consommées. En renonçant à toute image réelle au profit du dessin, le clip installe une distance inquiétante, presque clinique, qui prolonge visuellement la charge critique du texte plutôt que de l’illustrer littéralement.
Sofia Isella released « Above the Neck » on December 3, 2025, her first single since the EP « I’m camera., » which had come out a few months earlier. The track, which she wrote and produced herself with contributions from Mr Hudson, sits in a sharper industrial-pop and spoken-word register than her previous releases. No director or animator could be identified with certainty for this lyric video, as the information is not documented in the sources available.
The video abandons any filmed footage altogether, built entirely from pencil and ink drawings in a raw, black-and-white sketchbook aesthetic with no color whatsoever. The lines are nervous, sometimes unfinished, leaving visible pentimenti and hatching as if the drawing were happening in real time before the viewer’s eyes. The lyrics of « Above the Neck » scroll as small handwritten captions at the bottom of each image, woven into the drawing itself rather than laid over it as conventional graphic dressing.
Two figures recur throughout the track, constantly answering one another. On one side, a childlike, doll-like face with huge round eyes and a tiny mouth, almost a porcelain-doll figure. On the other, hunched, bristling silhouettes with contorted limbs and faces sometimes hidden beneath strands of hair or hoods, suggesting a creeping monstrosity. The editing alternates close-ups of these two kinds of figures without ever showing Sofia Isella herself, leaving the drawing alone to carry the narrative.
This visual confrontation between the frozen innocence of a doll’s face and the grotesque distortion of the bodies surrounding it echoes the song’s subject directly, questioning how innocence and femininity are looked at, shaped and consumed. By forgoing any real footage in favor of drawing, the video creates an unsettling, almost clinical distance that extends the text’s critical charge visually rather than illustrating it literally.