En direct — Radio Scylfe SAMEDI 03.10.2026

Foo Fighters ramènent leur rock à la source, entre les murs mêmes où « Wasting Light » a été enregistré. Le décor ne trompe pas : tapis persans usés au sol, flight cases tagués du logo du groupe, tentures peintes à la main où se lisent, en lettres capitales fragmentées, des bouts de phrases arrachées à on ne sait quel poster — « right beside », « try you on », comme des paroles échouées sur le mur d’un garage devenu sanctuaire. Aucune scène surélevée, aucun rideau de velours : juste la promiscuité d’un studio, filmée au plus près des visages et des cordes qui vibrent.

Dave Grohl occupe le centre de l’image, micro collé aux lèvres, guitare basculée à hauteur de hanche. Son énergie ne faiblit pas d’un plan à l’autre, mais son allure, elle, se transforme : t-shirt bleu et Gibson sombre laissent place, plus loin dans la session, à une chemise rose et un manche blanc de Stratocaster, puis à une silhouette en bleu marine armée d’une guitare rouge. Ces bascules discrètes racontent, sans un mot, le défilé des morceaux qui composent la setlist, chacun avec sa propre couleur, son propre grain.

Derrière lui, Taylor Hawkins habite sa batterie Gretsch avec une jubilation presque enfantine, cheveux longs projetés à chaque coup de cymbale, sourire qui perce entre deux mesures frappées. À sa droite, un bassiste en noir — puis un autre, en chemise claire — assure la ligne de fond, silhouette plus statique, presque en retrait, contrepoint calme à l’agitation du batteur. Un clavier rose apparaît furtivement dans un coin, manipulé par une silhouette penchée, texture supplémentaire glissée dans cette collection de sons.

Le dispositif tout entier respire l’onirisme d’un lieu à mi-chemin entre atelier et musée personnel : les fresques murales, entre graffiti et poésie déchirée, cernent les musiciens comme un décor mental plus que réel, un espace clos où le groupe rejoue, presque en boucle fermée, l’énergie brute qui a présidé à la naissance de l’album. Aucune information vérifiable sur la date exacte du tournage, le nom précis de chaque titre interprété ou l’identité de chaque musicien secondaire n’a pu être confirmée à partir des seules images ; ces éléments ne sont donc pas avancés comme certains.

Foo Fighters bring their rock back to its source, within the very walls where « Wasting Light » was recorded. The setting doesn’t lie: worn Persian rugs on the floor, flight cases stamped with the band’s logo, hand-painted drapes where fragmented capital letters spell out scraps of sentences torn from some unknown poster — « right beside, » « try you on, » like lyrics washed up on the wall of a garage turned sanctuary. No raised stage, no velvet curtain: just the closeness of a studio, filmed right up against faces and vibrating strings.

Dave Grohl occupies the center of the frame, microphone pressed to his lips, guitar tilted at hip height. His energy never dips from one shot to the next, but his look keeps shifting: a blue t-shirt and dark Gibson give way, later in the session, to a pink shirt and a white Stratocaster neck, then to a navy silhouette wielding a red guitar. These quiet changes tell, without a word, the parade of songs making up the setlist, each with its own color, its own grain.

Behind him, Taylor Hawkins inhabits his Gretsch kit with an almost childlike glee, long hair flung with every cymbal hit, a grin breaking through between bars. To his right, a bassist in black — then another, in a light shirt — holds down the bottom end, a more static figure, almost withdrawn, a calm counterpoint to the drummer’s restlessness. A pink keyboard briefly appears in a corner, worked by a stooping figure, one more texture slipped into this collection of sounds.

The whole setup breathes the dreamlike quality of a place somewhere between workshop and personal museum: the wall murals, half graffiti, half torn poetry, surround the musicians like a mental backdrop more than a real one, a closed space where the band replays, almost in a loop, the raw energy that gave birth to the album. No verifiable information on the exact filming date, the precise title of each song performed, or the identity of every supporting musician could be confirmed from the images alone; these elements are therefore not presented as certain.

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