- Bionic
- Not Myself Tonight
- Woohoo (feat. Nicki Minaj)
- Elastic Love
- Desnudate
- Love & Glamour (Intro)
- Glam
- Prima Donna
- Morning Dessert (Intro)
- Sex for Breakfast
- Lift Me Up
- My Heart (Intro)
- All I Need
- I Am
- You Lost Me
- I Hate Boys
- My Girls (feat. Peaches)
- Vanity
Sixième album studio de Christina Aguilera, Bionic paraît le 4 juin 2010 chez RCA Records, après une genèse mouvementée et un report de plusieurs mois. Porté par le goût de la chanteuse pour l’électro, l’album affiche une esthétique futuriste et hybride, incarnée par une pochette signée par l’artiste urbain britannique D*Face, mêlant portrait mi-femme mi-machine. Entre électropop, futurepop et R&B, Bionic explore la sexualité, l’émancipation féminine et la réinvention de soi, alternant titres dansants et ballades introspectives, sans dévoiler tout son propos dès l’écoute.
D’abord intitulé Light & Darkness et annoncé pour l’automne 2009, Bionic est repoussé à plusieurs reprises avant de sortir en juin 2010, sous le titre définitif Bionic, révélé par Aguilera dans le magazine Marie Claire début 2010. La chanteuse s’entoure d’un plateau de collaborateurs éclectique pour l’époque : Linda Perry, fidèle depuis Stripped, mais aussi Sia Furler, Ladytron, Le Tigre, Peaches, Tricky Stewart, Polow da Don ou encore Claude Kelly. Elle présente l’album comme le reflet de sa vie récente, marquée par la maternité et le mariage. Pour l’identité visuelle, Aguilera commande la pochette à D*Face, connu pour son travail dans la rue et déjà auteur d’une pièce satirique sur les Oscars ; le visuel, où l’on distingue en observant de près des inscriptions renvoyant à son mari Jordan, sa mère et son fils Max, tranche avec le style habituel de l’artiste.
Musicalement, la première moitié de l’album privilégie synthétiseurs, rythmiques électroniques et production futuriste, tandis que la seconde bascule vers des ballades plus organiques portées par la voix d’Aguilera. Le résultat emprunte à l’électropop, au futurepop et au R&B, avec des incursions dance-punk via Le Tigre ou électro-pop via Ladytron. Sur le plan visuel, la pochette de D*Face rompt avec les codes glamour habituels de la chanteuse : traits graphiques tranchés, dimension mi-organique mi-mécanique, références discrètes à son entourage personnel intégrées dans la composition. La presse a rapproché cette imagerie de la pochette de l’album Humanoid de Tokio Hotel et du clip Bedtime Story de Madonna, soulignant une parenté avec l’esthétique cyborg déjà explorée ailleurs dans la pop de l’époque, sans que cela n’enlève à la singularité de la proposition graphique portée par un artiste issu du street art plutôt que du design commercial classique.
Bionic reçoit un accueil critique mitigé à sa sortie, avec un score Metacritic de 56/100 sur une base de vingt et un avis, la presse se montrant partagée sur la production comme sur le propos lyrique. L’album débute toutefois à la troisième place du Billboard 200 américain avec environ 117 000 exemplaires vendus la première semaine, et atteint la première place des classements britannique et taïwanais. Il est certifié disque d’or en Australie. Avec le recul, plusieurs critiques ont souligné l’émergence d’un statut culte autour du disque, porté notamment par la carrière naissante de Sia comme autrice. La pochette de D*Face a également retenu l’attention médiatique et contribué à installer davantage son nom dans la culture pop grand public, bien après la sortie de l’album.
Christina Aguilera’s sixth studio album, Bionic, was released on June 4, 2010, by RCA Records, following a turbulent development and several delays. Driven by the singer’s growing interest in electronic music, the record embraces a futuristic, hybrid aesthetic, embodied by cover artwork from British street artist D*Face blending a half-woman, half-machine portrait. Spanning electropop, futurepop and R&B, Bionic explores sexuality, female empowerment and self-reinvention, alternating between dancefloor cuts and introspective ballads without giving away its full arc on first listen.
Originally titled Light & Darkness and first slated for a fall 2009 release, the project was pushed back multiple times before arriving in June 2010 under its final title, Bionic, which Aguilera revealed in Marie Claire magazine in early 2010. She brought together an eclectic roster of collaborators for the era, including longtime partner Linda Perry alongside newcomers Sia Furler, Ladytron, Le Tigre, Peaches, Tricky Stewart, Polow da Don and Claude Kelly. Aguilera described the record as reflecting her recent life, shaped by motherhood and marriage. For the visual identity, she commissioned the cover from D*Face, known for his street-art background and a satirical Oscars-themed installation; the artwork, which on close inspection includes references to her husband Jordan, her mother and her son Max, marked a departure from her usual glamorous imagery.
Musically, the album’s first half leans on synthesizers, electronic beats and futuristic production, while the second half shifts toward more organic ballads centered on Aguilera’s voice, drawing on electropop, futurepop and R&B, with dance-punk touches via Le Tigre and electro-pop textures via Ladytron. Visually, D*Face’s cover breaks from the singer’s usual glamour codes, favoring stark graphic lines and an organic-mechanical hybrid look, with discreet personal references woven into the composition. Press coverage compared the imagery to Tokio Hotel’s Humanoid album cover and Madonna’s « Bedtime Story » video, noting a kinship with the cyborg aesthetic circulating in pop at the time, without diminishing the distinctiveness of a graphic approach rooted in street art rather than conventional commercial design.
Bionic received mixed reviews on release, holding a Metacritic score of 56 out of 100 based on twenty-one reviews, with critics divided over its production and lyrical content. The album nonetheless debuted at number three on the US Billboard 200 with roughly 117,000 first-week copies sold, and reached number one on both the UK and Taiwanese album charts. It was certified gold in Australia. In retrospect, several critics have pointed to the record’s growing cult status, helped in part by Sia’s emerging career as a songwriter. D*Face’s cover also drew sustained media attention, helping cement his name further in mainstream pop culture long after the album’s release.

